De l’autre côté du miroir – Lewis Carroll

Alice entre à nouveau dans un monde fantastique, cette fois en grimpant à travers un miroir dans le monde qu’elle peut voir au-delà. Là, elle constate que, tout comme une réflexion, tout est inversé, y compris la logique (par exemple, courir vous aide à rester stationnaire, s’éloigner de quelque chose vous amène vers lui, les échecs sont vivants, les personnages de comptines existent, etc).

Le roman commence avec Alice assise à l’intérieur, un après-midi d’hivers, recroquevillée dans un fauteuil avec son chaton pour compagnie. Alors que la neige tombe à l’extérieur, Alice demande à son chaton d’imiter l’une des pièce d’échec devant eux. Lorsque le chaton ne se conforme pas, Alice le tient devant le miroir et le menace de l’expulser ver « l’autre côté ».

A sa grande surprise, Alice se retrouve maintenant transportée dans un monde à miroir qui est disposé comme un échiquier géant, mais avec des diverse autres caractéristiques, telles que les jardins de fleurs présents. Elle trouve un poème qu’elle ne peut pas lire, parce que ses mots sont à l’envers. Beaucoup de scènes dans le roman suivent en fait les règles du jeu d’échecs (par exemple, les reines ont tendance à se déplacer beaucoup tandis que leurs maris, les rois, restent en grande partie là où sont tout au long du roman), et les personnages, y compris la reine rouge et la reine blanche, sont des pièces d’échecs qui prennent vie.

Carroll place tout son livre dans le contexte d’un rêve. Le rêve de qui il s’agit reste incertain, mais Alice reconnait définitivement qu’elle vivait des aventures dans le rêve de quelqu’un, sinon le sien. Ce qui est si important à ce sujet est le fait que l’absence de la réalité n’a pas d’importance pour le protagoniste, et cela n’a manifestement pas d’importance pour le protagoniste, et cela n’a manifestement pas d’importance pour l’auteur. En fait, Carroll semble croire que rêver est idéal, surtout pour les jeunes enfants, comme le suggère le poème à la toute fin du livre. Il va jusqu’à suggérer qu’il n’y a peut-être pas de réalité fixe du tout, et que la vie n’est que des rêves.          

Si l’on retrouve Alice dans cette suite, Alice de l’autre côté du miroir est une œuvre finalement assez différente, plus complexe par certains aspects et déroutante de prime abord. Certes, on retrouve ce nonsense typiquement anglais, qui côtoie une logique poussée à l’extrême, avec la présence de nombreux jeux de mots souvent intraduisibles en français mais dans lesquels Henri Parisot, qui offrit la meilleure traduction, su trouver de brillants équivalents afin de retranscrire le charme et l’étrangeté surréaliste des livres.     

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