Machine (La) à explorer le temps – H. G. Wells

Un homme, l' »Explorateur du temps », conçoit et réalise une machine à voyager dans le temps. Il se retrouve transporté en l’an 802 701 sur les bords de la Tamise. Là, sous un climat délicieux, s’ébattent de ravissante créatures humaines, les Eloïs. Des édifices magnifiques parsèment une nature de rêve. Le travail semble aboli. Mais tout cela n’est qu’apparence. Les édifices sont en réalité délabrés et les Eloïs sont dégénérés intellectuellement et affectivement, incapables d’éprouver le moindre sentiment hormis la peur de l’obscurité. Et, l’explorateur du temps découvre en effet un monde souterrain terrifiant dans lequel des êtres à l’aspect repoussant, les Morlocks, travaillent pour les Eloïs. Mais à la faveur de l’obscurité, ils remontent à la surface manger leurs maitres. 

Les Morlocks s’emparent de la machine. L’explorateur la récupère après un terrible combat et réussit à s’échapper. Puis en deux saut successifs dans des futurs très éloignés, il découvre que la Terre est devenue glaciale et désolée, vide de toute vie humaine. De retour chez lui eu XIXe siècle, il relate son incroyable aventure à ses amis avant de repartir pour un nouveau voyage…  

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La Machine à explorer le temps est à la fois un récit de science-fiction et une satire sociale. L’auteur utilise le thème du voyage dans le temps pour brosser une caricature prophétique du capitalisme. Il imagine que la science a transformé le monde en un jardin merveilleux où la disparition de l’effort a entrainé la dégénérescence de la classe dominante. Toutefois, les prolétaires n’ont pas disparu ; ils ont au contraire été réduits à la plus abjecte des servitudes. La terreur qu’ils exercent sur leur maitres leur tient lieu de révolte. Les Morlocks se contentent en effet de manger les Eloïs sans chercher à changer leur propre condition. Ce roman laisse apparaitre le scepticisme de l’auteur ainsi que son pessimisme quant aux réelles possibilités de l’humanité de se servir des progrès de la science pour construire une société équilibrée et heureuse.

Nous arrivons enfin au troisième père fondateur de la science-fiction, l’écrivain britannique H.G. Wells qui publie en 1896 La Machine à explorer le temps, et en 1898 La Guerre des mondes. Ce sont là deux des premiers classiques du genre : mais Wells ne s’en tiendra pas à ces deux œuvres et écrira de nombreux récits de ce qu’il faut bien déjà appeler de la science-fiction, afin de les différencier des voyages extraordinaire à la Jules Verne.

Jorge Luis Borgès disait de lui : « Wells, avant de se résigner à n’être qu’un auteur de spéculations sociologiques, fut un conteur admirable, héritier des brièvetés de Swift et d’Edgar Allan Poe, de Jules Verne, un tâcheron laborieux et souriant. Verne a écrit pour l’adolescence, Wells pour tous les âges d’homme. Dans la vaste et diverse bibliothèque qu’il nous a laissée, rien ne me séduit plus que l’histoire de quelques miracles atroces comme The Time Machine, The Island of Dr Moreau, The Platner Story, The First Men in the Moon. Ce sont les premiers livres que j’ai lus : ce seront peut-être les dernier que je lirai… Je pense qu’ils s’incorporeront à la mémoire générale de notre espèce et qu’ils fructifieront dans son sein quand aura péri la gloire de celui qui les écrivit et la langue dans laquelle ils furent écrits.  » 

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