Béatrix – Honoré de Balzac

Dans la petite ville de Guérande, Calyste du Guénic mène avec ses parents une existence faite de respect pour la religion, pour la tradition et pour le roi. Destiné à se marier avec Charlotte de Kergarouët, le beau Calyste s’échappe dès qu’il le peut de cet univers figé pour rejoindre celle qu’il aime, Félicité des Touches, femme de lettres connue à Paris sous le nom de Camille Maupin, qui représente la vie parisienne et mondaine. Entre ces deux mondes, l’ancien et le nouveau, Calyste choisit celui de Félicité, auprès de laquelle, un jour, il fait la connaissance de Béatrix, qui vit avec le musicien Conti. Or, celui-ci avait autrefois délaissé Camille. Camille pousse donc Béatrix dans les bras de Calyste, mais la jeune femme refuse ce nouvel amour. 

   Calyste accepte alors d’épouser Sabine de Grandlieu, obéissant ainsi à Félicité qui, bien qu’amoureuse de lui, s’estime trop vieille pour le rendre heureux et qui entre au couvent, son devoir accompli. Pourtant le jeune couple s’installant à Paris, Calyste retrouve Béatrix, qui devient sa maîtresse. Ce n’est qu’à l’issue d’une intrigue orchestrée par la duchesse de Grandlieu qu’il reviendra auprès de sa femme, ayant découvert à quel point l’amour de la belle Béatrix était intéressée. 

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Balzac rencontre George Sand à Nohant en 1838. Ces quelques jours à parler de l’amour et les récits de Sand sont à l’origine de Béatrix. Car Félicité des Touches fumant le cigare n’est autre que George Sand, et le couple Conti-Béatrix est inspiré de la liaison de Liszt et de Marie d’Agoult. Pourtant ce livre est beaucoup plus que cela, car il porte en lui un souffle puissant, celui des passions de Calyste. Balzac décrit à merveille ces deux mondes, l’immobile et le fugace, Guérande et Paris. En fin de compte, est-ce le roman de Calyste, celui de Félicité, admirable figure balzacienne, celui de Béatrix, ou encore celui des intrigues du faubourg Saint-Germain ? 

 Marie d’Agnoult, se reconnaissant, écrit à Listz, qui lui répond : 

 » Quel besoin de vous reconnaître en Béatrix ? Vouloir vous venger du portrait et en rendre responsable l’écrivain, c’est en proclamer la fidélité à la face du public. Taisez-vous et personne n’y songera, pas même vos amis, si vous en avez encore. Quelle idée d’attirer tous les yeux sur vous en cherchant noise
à Balzac ! « 

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