Bouvard et Pécuchet – Gustave Flaubert

Au cours d’une promenade, deux copistes, Bouvard et Pécuchet, se rencontrent par hasard. C’est le début d’une grande amitié entre ces deux vieux garçons. Bouvard reçoit alors un gros héritage, qu’il décide de partager avec son nouvel ami : cet argent va leur permettre d’acheter une maison à la campagne et de s’y installer. Ils tentent d’exploiter cette propriété, mais cela se révèle un échec total. Bouvard et Pécuchet veulent dès lors s’instruire afin de palier leurs lacunes. 

Ils étudient la médecine, la géologie… puis s’essaient à l’histoire et à la littérature. Toutes ces tentatives échouent. Les deux hommes désirent àlors s’initier à la vie en société ou à l’amour, aux sciences occultes et à la philosophie. En vain !

Conscients de leur incompétence, ils veulent se suicider, mais cela ne les mènera qu’à de complexe problème religieux…

Leur dernière expérience s’exerce sur Victor et Victorine, deux enfants perdus, dont ils entreprennent l’éducation…

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Ce livre est le dernier de Flaubert. Conçu à partir d’une nouvelle intitulée Les Deux greffiers, Bouvard et Pécuchet devait être suivit d’un deuxième tome. Celui-ci aurait regroupé l’ensemble des texte copiés par les deux héros. A ce florilège de textes reflétant la bêtise universelle serait venu s’ajouter le Dictionnaire des idées reçues, dont certains passages ont été écrits. 

Le propos ici est de se moquer d’une certaine bourgeoisie pédante, mais aussi du véritable culte que le XIXe siècle rendait aux sciences. Il démontre l’inexactitude de certaines d’entre elles et la vanité de ceux qui disent les maîtriser. A la fin du livre, Flaubert, pourtant, s’attendrit et nous attendrit en considérant ces deux hommes un peu stupides mais que l’on se prend à aimer. Peu à peu, l’auteur se libère d’un pessimisme amer par une complicité amusée avec ses deux personnages. Car, en fin de compte, ils acquièrent un certain sens critique grâce auquel ils constatent la bêtise de leurs proches.

L’importance que prenait son livre conduisit Flaubert à la mort. Il disait lui-même : « Bouvard et Pécuchet m’emplissent à tel point que je suis devenu eux. Leur bêtise est mienne et j’en crève. » Le romancier voulait en faire une oeuvre vengeresse : « Je vais enfin exhaler mon ressentiment, vomir ma haine, expectorer mon fiel, éjaculer ma colère, déterger mon indignation… »

Guy de Maupassant disait de cette œuvre : « C’est une revue de toutes les sciences, telles qu’elles apparaissent à deux esprits assez lucides, médiocres et simples. C’est surtout une prodigieuse critique de tous les systèmes scientifiques opposés les uns aux autres, se détruisant les uns les autres par les contradictions des faits, les contradictions des lois reconnues, indiscutées. C’est l’histoire de la faiblesse de l’intelligence humaine… « 

Bref, un régal !

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