Parfum (Le) de la chatte en noire – Etienne Liebig

Pourquoi les grands détectives de la littérature classique n’ont-il pas de vie sexuelle ?

Pour des raisons de censures ou de bienséance, on a jamais eu le moindre détails sur les goûts sexuels de Vidocq, Rouletabille, Miss Marple, Sherlock Holmes ou encore Hercule Poirot.

Etienne Liebig répare cet oubli fondamental en nous proposant quelques saynètes mettant nos héros dans des positions sinon scabreuses, au moins particulièrement jouissives.  

Ainsi Arsène Lupin doit démêler une affaire dans laquelle le ministre de l’intérieur est intimement partie prenante à son corps défendant. Ou plutôt sa femme victime d’un Arsène Lupin lubrique et farceur. Aussi, lorsqu’une nuit elle pense que son mari daigne enfin s’occuper de son foyer intime, elle est surprise quand son époux réfute lui avoir prodigué des hommages nocturnes. Hommage signé des initiale A. L. sur la partie intérieure de son arrière-plan. 

Joseph Rouletabille, le fameux et jeune journaliste est convoqué ainsi que quelques confrères pour découvrir le résultat d’un meurtre en chambre close. Le parfum qui subsiste dans la pièce le ramène quelques années en arrière, lorsqu’il fut recueilli par les mères souffrantes de la charité bienheureuse, une fragrance qui lui rappelle le parfum de la Chatte en noir. 

Sherlock Holmes est con-vié par une demoiselle Ambergotthy à enquêter sur la disparition de l’héritier des Lonsdalle qui devait devenir son mari. Le lecteur appréciera la faculté déployée par Holmes à démontrer que la jeune fille, si elle désire préserver sa virginité n’en jouit pas moins des bienfaits d’un trompettiste roux capable de se servir de son instrument anatomique sans déflorer la drôlesse. Envers et contre tous.

Vidocq narre dans son langage argotique et fleuri les mésaventures funestes d’une jeune fille de la Haute qui aurait fauté par derrière, malgré les préceptes de la noblesse qui con-sidère que l’envers ne vaut pas l’endroit.  

Juve, le policer, et Fandor, le journaliste, sont con-frontés au génie du mal, Fantômas qui ne manque pas de subterfuges et se montre toujours masqué, et couvert.

Enfin pénétrons dans l’univers d’Agatha Christie en suivant les pérégrinations de ses deux héros récurrents, Hercule Poirot et Miss Marple. Nous vous laissons découvrir ces deux héros détectives sous un jour nouveau et inattendu…

L’auteur a modestement essayé de pasticher au plus près des styles originaux les histoires de ces héros et héroïnes, qui ont tous fait l’objet, déjà, de nombreuses adaptations plus ou moins fidèles.

Un bon moment en perspective avec ces héros détectives qui font désormais partie de notre imaginaire collectif. Un moment piquant eu jouissif.  

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site vous est proposé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :