Assassin (L’) habite au 21 – Stanislas André Steeman

Il ne fait pas bon s’appeler Smith à Londres en ce moment! Car ce patronyme est celui du tueur qui profite du brouillard et de la nuit pour tuer impunément. Avec pas moins de sept victimes en seulement deux mois, Mr Smith met Scotland Yard sur les dents et terrorise les braves londoniens. L’enquête piétine quand soudain apparaît une lueur d’espoir : grâce à un informateur, on connait l’adresse du tueur! D’abord fortement réjoui, l’inspecteur-chef Strickland déchante quand il se rend compte que l’adresse indiquée, le 21 Russel Square, est celle de la pension de famille Victoria, fermement tenue par Mrs Hosson. L’assassin est forcément l’un des pensionnaires. Oui, mais lequel? le Major Farchild, l’ancien officier des Indes? Mr Andreyew, le russe énigmatique? Mr Collins, le représentant bègue et timoré? Miss Holland l’auteure de contes pour enfants? Un autre?

**********

Dans ce roman policier, le lecteur mène l’enquête, il cherche les indices parsemés ici et là par Stanislas André Steeman qui nous interpelle par deux fois, nous lecteur attentif à chaque mot afin de dénicher l’indice qui nous fera découvrir l’assassin. Il nous nargue et n’hésite pas à nous poser la question tant attendue et rarement posée par un auteur de polar :  » Avez-vous résolu l’intrigue ? « , et nous revoilà revenu une fois de pus en arrière pour cherche ce fameux indice qui nous aurait échappé.

Oui, une enquête passionnante avec des pistes qui se multiplient et qui ne cesse de nous tromper. Des indices livrés au compte goutte qui maintiennent habilement le suspens et qui nous font soupçonner un personnage en particulier. Nous pensons avoir trouver la solution, découvert le coupable, nos doutes semblent se confirmer jusqu’au prochain suspect tout aussi évident et louche que le précédent.

Vous l’aurez deviné ; ce livre est un chef-d’œuvre en matière d’intrigue. Stanislas maîtrise le ménage en bateau avec beaucoup d’aisance et nous laisse tourner en rond du début à la fin. Une enquête du commissaire Wens que nous n’oublierons pas de sitôt.  

Le film de Henri-Georges Clouzot sorti en 1942 avec le grand Pierre Fresnay est de toute beauté    

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site vous est proposé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :