Bel-Ami – Guy de Maupassant

Georges Duroy rencontre un ancien camarade, Forestier, qui le fait engager dans le journal où il travaille : la Vie française. C’est Mme Forestier qui écrira ses premiers articles. Tout en poursuivant une liaison orageuse avec l’une des amies des Forestier, dont la fille Laurine l’a gratifié du surnom de Bel-Ami, il se fait introduire chez Walter, le patron du journal, qui possède une épouse prude et distinguée et deux filles. Forestier tombe malade et meurt horriblement sous les yeux de Bel-Ami, venu réconforter son épouse dans l’épreuve.

Bel-Ami obtient rapidement la main de la veuve et occupe la place de Forestier au journal. Il devient très influent tandis qu’il entreprend la conquête de Mme Walter. Puis il la délaisse, rêvant à d’autres intrigues. Il regrette en fait de s’être marié et jette son dévolu sur l’une des filles de Walter, l’inconsistante Suzanne…

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Maupassant étroitement guidé par Flaubert dans sa formation d’écrivain, illustre à sa manière l’esthétique naturaliste : point de concession aux beaux sentiments ; il montre la vie et les gens tels qu’ils sont. La société est une jungle féroces où les fort et les malins se partagent le gâteau, où il n’y a pas la place pour les faibles ; c’est l’univers de l’argent tout-puissant. Les gens y paraissent à son image, toujours intéressée, cupides, faibles devant le désir.

Les femmes sont incapables de résister au charme physique de Bel-Ami, qui est pourtant une ordure ; les hommes s’affrontent pour le pouvoir, la gloire, la fortune. Bel-Ami, ce pur arriviste aux dents longues et au sourire avantageux est un parfait produit de cet univers désespérant dont Maupassant a brossé un tableau sans complaisance.     

Maupassant s’est défendu d’avoir voulu critiquer la presse : « J’ai voulu simplement raconter la vie d’un aventurier pareil à tous ceux que nous côtoyons chaque jour dans Paris, et qu’on rencontre dans toutes les professions existantes. »

« Est-il en réalité journaliste ? Non. Je le prend au moment où il va se faire écuyer dans un manège. Ce n’est pas la vocation qui l’a poussé. J’ai soin de dire qu’il ne sait rien, qu’il est simplement affamé d’argent et privé de conscience. Je montre dès les premières lignes qu’on a devant soi une graine de gredin, qui va pousser dans le terrain où elle tombera. Ce terrain est un journal. » 

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