Contes – Frères (Les) Grimm

Les contes transmis à l’origine de façon orale, ont existé avant la littérature écrite. Ils remontent donc aux sources de la littérature et constituent des documents historiques de première importance. C’est dans cet esprit que les frères Grimm ont consacré une bonne partie de leur vie à la réunion, la rédaction et la publication des Contes qui ont fait leur célébrité. Car ils étaient avant tout philologues et historiens et, à ce titre, considéraient le conte comme un matériaux exceptionnel : antérieur à toute théorie, exempt de toute volonté de démonstration, destiné à tous les publics, de tous les temps et de tous les lieux.

Surtout, selon eux, la poésie et le conte populaire contiennent l’âme du peuple et ils sont la preuves, étant sans auteur, de l’origine divine du langage. Cette assertion doit évidement être fortement nuancée ; en effet, s’ils n’ont pas inventé les contes, les frères Grimm les ont quelques peu remaniés et « actualisés » et, ce faisant, ils les ont colorés de la morale de leur époque.

Car les contes, comme l’on montré certaines études ethnologiques ou psychanalytiques, avaient ou ont notamment pour but de favoriser l’entrée de l’enfant dans la vie sociale en lui proposant des codes, des valeurs, des modèles de comportement. 

Les frères Grimm ont recensé et réuni plus de deux cents
contes ; contrairement à d’autres, comme Andersen, ils ne les ont pas crées, ils n’ont fait que les sortir de l’ombre, les dépoussiérer, les faire revivre, les débarrasser de leur patois et de leurs dialectes pour les rendre accessibles à leurs contemporains.

Leur parution fut un véritable événement littéraire, les Contes devenant le livre de chevet de la jeunesse allemande, et ceci, de génération en génération. Blanche-Neige et les sept nainsCendrillonsLa Belle au bois dormantles musiciens de la ville de BrêmeLe Petit Poucet, etc…, autant de chefs-d’œuvre que tout le monde connaît et qui font partie du patrimoine universel.

Si les générations, de siècle en siècle, se sont transmis sans défaillance et comme un legs universel le patrimoine de ces contes, c’est qu’il y avait en eux une respiration éternellement véritable, expérience préalable que rien ne pourra remplacer.

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