Dernier (Le) des Mohicans – James Fenimore Cooper

Le dernier des Mohicans, qui s’appelle Uncas, est le fils de Chingachgook. Ces deux indiens sont en compagnie d’Oeil-de-Faucon, un blanc assimilé aux indiens, à qui il sert d’intermédiaire. Dans une vaste forêt des immenses espaces du nord-est de l’Amérique, au XVIIIè siècle, ils rencontrent un petit groupe d’anglais accompagné par un autre indien, Magua, un Huron. Magua, le traître, égare volontairement ses « compagnons », car il prépare une vengeance. Il sert de guide à Alice et Cora, fille du commandant Monro, dont le fort assiégé par l’armée française attend du secours. Il les conduit dans un raccourci, qui se révèle être un piège. Telle est la situation initiale de ce classique du roman d’aventures. A partir de la guerre entre Français et Anglais qui s’arrachent le Nouveau Monde en jouant des rivalités entre les tribus indiennes, James Fenimore Cooper fait progresser l’action de son roman et l’agrémente de nombreux rebondissements et de suspense.

Par le portrait qu’il dresse des Indiens confrontés au déchirement meurtrier des Blancs, Cooper, par Le Dernier des Mohicans, témoigne d’un conflit qui va faire disparaitre en grande partie le monde des Peaux-Rouges.

**********

Ne reste des Mohicans que deux représentant, mais valeureux, Chingachgook et Uncas. C’est à eux qu’est dévolue la connaissance de la forêt. ils déchiffrent dans un paysage les traces les mieux cachés, interprètent du coup le son imperceptible à toute autre oreille, flairent l’ennemi, déjouent ses ruses. Et toute cette besogne, ils l’accomplissent dans ce silence et cette gravité qui sont si caractéristique des Indiens de Cooper. Pour eux, il ne s’agit pas d’un jeu : leur vie même est engagée dans ce travail.   

Oeil-de-Faucon, le Blanc semblables aux Indiens, est le héros de quatre autres romans de James Fenimore Cooper. Ils constituent l’ensemble des Leatherstocking tales, les histoires de Bas-de-Cuir. S’appelant en réalité Natty Bumpo, il a été receuilli enfant par une tribu d’Indiens. Le Dernier des Mohicans, La Prairie et le tueur de daims sont les récit les plus connus de cette grande fresque des guerres franco-anglaises de la fin du XVIIIè siècle en Amérique.

« Les gros mots » n’existant pas dans les langues peaux-rouges, chaque tribu usait d’une appellation déplaisante pour parler de son ennemi, suivant qu’elle voulait le ridiculiser ou l’outrager. 
Le terme Visage Pâle, qui s’adresse à un Blanc, doit être pris dans ce sens ! A la vue de l’Iroquois, le guetteur huron criait :
– Na-ta-oue ! Voici le cataclysme ! A l’arrivée du français, l’Iroquois clamait : – Umak-hau-naout-chi ! La vipère blanche approche ! Mais ils savait aussi dire à un de ses frères : 
– Koey-koey-ataro ! Bienvenue, ami ! C’est dire l’ambiance qui régnait dans le nord-est du Nouveau Monde vers les années 1700.  

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site vous est proposé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :