Boulouloum et Guiliguili – Mazel & cauvin

Il n’y a pas à dire, Mazel était un grand amateur des aventures de Tarzan cré en 1912 par Edgar Rice Burroughs. Un petit faible pour celles dessinées par Burnes Hogarth, le maitre du genre le qualifiant même parfois, de manière un peu empathique,
de  » Michel-Ange de la BD « . A cela s’ajoute également quelques parodies et autres inspirations diverses comme d’Akim des Italiens Roberto Renzi et Augusto Pesrazza.

Tarzan arrive chez Spirou en 1946 jusqu’en 1949 avant de s’expatrier dans le journal Le moustique, un hebdomadaire spécialisé dans la publication de programme radiophoniques t ce pour cause de censure. Le succès de Tarzan auprès des jeunes enfants et son accoutrement sommaire suscitent le courroux des pédagogues obtus, pour qui  » Tarzan est parfaitement incorrect dans sa tenue, ainsi que la jeune fille qui
l’accompagne « 

Reste que certains décident un beau jour de renouer avec leur émotions juvéniles, gardant un souvenir prégnant du personnage, allant jusqu’à s’en inspirer, voire à l’inverse, en prendre le contre-pied… comme vont le faire Cauvin et Lazel dans leur  » Boulouloum et Guiliguili « 

L’idée est d’accentuer la parodie et de mettre en scène un mini Tarzan, accompagné d’un énorme gorille. Le projet d’une histoire courte fut enfin finalisé. 

Reste à dénommer les deux personnages principaux. Mazel, grand lecteur devant l’Eternel, songe à Jules Renard, un auteur qu’il adore, et à son fameux Journal dans lequel l’écrivain s’adresse épisodiquement à Boulouloum, le surnom affectueux qu’il a donné à son fil Pierre. Si la désignation du petit garçon sonne comme une évidence pour Mazel, il peine un peu à trouver le patronyme du gorille. Raoul Cauvin lui suggère alors le  » chatouilleux  » Guiliguili. Un nom que l’on pourra juger à postériori trop enfantin, mais qui a sans doute à l’époque, lors de sa création, fait sourire le tandem.

Rappelons qu’il ne s’agit qu’au départ que de signer un récit complet. D’entrée de jeu, cette histoire courte de 4 planches, met en scène tous les éléments qui feront par la suite le sel de la série. La nature sauvage de ce qui est censé être une réserve protégée, sa flore et surtout sa faune, deux trafiquants vraiment idiots… et bien entendu le Tarzan miniature et son grand singe de copain. 

Les aventures de Boulouloum et Guiliguili peuvent commencer.

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