Malpertuis – Jean Ray

Le vieux Cassave, un homme pouvant léguer un immense héritage se sent proche de la mort. Il convoque les membres de sa famille chez lui, dans sa demeure qu’il a nommée Malpertuis. Il annonce que chaque personne voulant toucher l’héritage devra vivre à Malpertuis. Ses ordres sont que seul le dernier vivant pourra avoir la fortune. S’il reste un homme et une femme, ils devront se marier et toucheront l’héritage à deux.

Au fil des jours, des choses étranges surviennent, se dégradent . D’étrange petits êtres habitent le grenier, une ombre maléfique éteint les lampes, des membres de la famille disparaissent. 

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Jean Ray est un grand maître du fantastique. Avec son style inimitable, il n’avait pas son pareil pour planter des ambiances ambigues, à la frontière du rêve, du mystère, de l’horreur, du grotesque, du sordide. 

Jean Ray nous offre un huis clos surprenant. Commence alors pour les habitant de cette maison une vie alternant périodes de calmes relatif et périodes où surviennent des phénomènes de plus en plus bizarres, des lumière qui s’éteignent touts seules, des bruits de pas, des sensations de froid, de terreur qui vous assaillent… Nous sommes de plain pied dans Malpertuis avec Jean Jacques Gransire, le neveu de Cassave, dont le récit constitue le noyau principale de ce roman mais il n’est pas le seul narrateur. Ils sont quatre.

La lecture de Malpertuis est une expérience singulière, étonnante. Le roman semble d’abord être une histoire de maison hantée jusqu’à ce que le récit prenne une autre dimension et bifurque vers autre chose que le thème classique de la hantise.

Jean Ray - Malpertuis

On prend la mesure du tour de force de Jea Ray au fur et à mesure de la lecture. Plus le roman avance, plus on est saisi par l’habilité narrative de l’auteur.

Jean Ray a un talent pour instaurer une atmosphère angoissante. L’ambiance créée est vraiment palpable grâce à un grand pouvoir d’évocation. Les descriptions, tant visuelles que sonores sont saisissantes.

Comme chez Lovecraft et Machen, le surnaturel et la peur viennent bousculer et balayer les certitudes des héros.

On peut avoir un peu de mal à entrer dans cette histoire. Malpertuis est un livre que l’on lit souvent deux fois. La deuxième fois dès que l’on comprend tous les éléments de la première partie de cette histoire. Il est agréable de revenir sur les débuts et de replacer tous les petits détails qui nous avait échappés.   Il est impératif d’en savourer toutes les subtilités.

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