Thérèse de Lisieux, la sainte aux pluies de roses

Thérèse de Lisieux

Zélie Legrand et Louis Martin se rencontre tout à fait par hasard et tombent subitement amoureux l’un de l’autre, Tout deux sont les enfants d’anciens capitaines de Napoléon. Coïncidence encore plus étonnante : tous deux souffrent de n’avoir pu satisfaire leur vocation religieuse. Ils se sont mariés dans les trois mois. Pendant plus de dix mois ils observent volontairement une chasteté monacale et vivent parfaitement heureux jusqu’à ce que le directeur de Louis jugeant cet état peu conforme à la nature, lui signifie que c’est la volonté de Dieu qu’ils procréent !

Les Martins, en paroissien obéissants, vont suivre la volonté divine à la lettre et naîtrons cinq filles et quatre garçons. Ceux-ci mourront en bas âge, mais les filles vivront, et quatre d’entre elles entreront dans les ordres, accomplissant ainsi, une génération plus tard, les vœux de leurs parents,

L’une va connaitre un destin exceptionnel : elle sera canonisée par l’église catholique en 1925, à peine 28 ans après sa mort, devenant sainte Thérèse de l’Enfant- Jésus.

Thérèse de Lisieux

Rien d’étonnant donc à ce que la petite fille grandissant dans une famille d’une piété aussi exemplaire, montre très tôt les signes de la plus fervente dévotion. Elle écrira plus tard, dans son autobiographie, L’Histoire d’une âme (1897) :
 » Dès l’âge de trois ans, je ne concevais pas que l’on pût rien refuser à Dieu. »

Elle entre au carmel de Lisieux et il n’est pas besoin de s’étendre sur l’austérité bien connue du Carmel. Les règles, même en se replaçant dans le contexte de l’époque, en sont extrêmement rigoureuses. Les carmélites n’ont pas le droit de manger de la viande ; de septembre à Pâques, elles ne font qu’un seul repas par jour. Entre l’heure du lever (4 h du matin) et celle du coucher, elles doivent passer la plus grande partie de la journée dans le silence absolu. En outre, les religieuses sont tenues de s’infliger divers sévices corporels afin de faire acte de contrition ; elles doivent notamment se flageller plusieurs fois par jour à l’aide de la discipline, sorte de fouet de cuir tressé semblable au chat à neuf queues de sinistre réputation.

Thérèse de Lisieux

Les compagnes de Thérèse sont sensibles à sa dévotion fervente et à son inaltérable bonne humeur. Ces qualités lui doivent d’être nommées, à 23 ans, aide à la maîtresse des novices. C’est à ce moment qu’elle est prise, un matin, d’un accès de toux, suivi d’une grave hémorragie.
On diagnostique une tuberculose aiguë, conséquence des privations qu’elle s’est imposées. Thérèse n’a plus qu’un an a vivre.

En 1897, alors que sa fin est proche, elle déclare à l’une des nonnes qui la veillent :
« Dieu ne m’a jamais donné que de l’amour et je répandrai en retour cet amour. Après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses. Je suis maintenant dans les chaînes comme sainte Jeanne dans sa prison. Mais je serai bientôt libre et bientôt viendra mon règne. »

La sœur infirmière, qui ne veut pas la contrarier, lui répond : « Oui, vous veillerez sur nous du ciel. Non, dit Thérèse, je descendrai sur terre »

Thérèse de Lisieux

Sur son lit de mort, on lui apporte des roses. Arrachant délibérément les pétales un à un, Thérèse en effleure le crucifix placé à la tête de son lit. Quelques-uns étant tombés à terre, elle rassemble ses forces pour s’écrier : « Surtout ramassez-les ! Conservez-les avec soin, ils seront un jour dispensateurs de joie. N’en laissez pas perdre un seul ! « 

Son agonie est longue et douloureuse. Des heures durant, elle lutte pour retrouver son souffle, sa face et ses mains s’empourprent sous l’effort, et sa couche est trempée de sueur. Le médecin lui a prescrit de la morphine pour adoucir ses dernières souffrances, mais celle-ci lui est refusée par la mère supérieure, femme bizarre et tyrannique.

Beaucoup de catholique croient que Thérèse n’a pas souffert en vain. On voit apparaître après sa mort, toute une série de phénomènes étranges dans lesquels interviennent souvent les pétales de roses qu’elle avait effeuillées avant de mourir. Toujours est-il que ces événements inexplicables défient toute interprétation rationnelle.

Thérèse de Lisieux, la sainte aux pluies de roses

Ferdinand Aubry, homme d’une soixantaine d’années entre au début du siècle dans le service hospitalier des Petites Soeurs des pauvre à Lisieux. Il souffre d’ulcères de la langue et son état ne tarde pas à s’aggraver : la gangrène gagne la bouche et la langue se fissure, puis tombe. De l’avis des médecins, il n’a plus que quelques jours à vivre.

C’est alors que les sœurs, en désespoir de cause, vont au carmel voisin demander l’un des pétales de rose de Thérèse. Elles le font avaler à Ferdinand. Le lendemain, il est guéri ! Etant donné de ce qu’il reste de sa langue, il lui faut plusieurs tentatives pour arriver à se faire comprendre des religieuses qui se tiennent à son chevet :  » Quand ma langue redeviendra normale ?  » Pour toute réponse, elles hochent tristement la tête. Trois semaines plus tard, néanmoins la langue de Ferdinand est complètement régénérée, comme en témoignent des photographies de l’époque.

Me Dorans, une écossaise avait été admise à l’hôpital de Glasgow avec une tumeur abdominale. La malade ne s’était pas alimentée depuis dix semaines et ses forces déclinaient. Les médecins la déclaraient perdue. La communauté catholique de Glasgow adressa des prières à Thérèse de Lisieux pour implorer la guérison de Me Dorans. Une nuit qu’elle était seule dans sa chambre, celle-ci senti un léger attouchement sur son épaule. Elle s’endormit pour se réveiller 

à 5 h 30, réclamant du thé et des rôties. Les médecins qui l’examinèrent par la suite constatèrent que la tumeur avait spontanément régressé, formant maintenant une petite nodosité indolore de la taille d’une bille.

Paris, 1912 : la femme d’un jardinier, Me Jouanne, est hospitalisée d’urgence. On diagnostique une péritonite aiguë, et elle est opérée immédiatement. Mais les chirurgiens trouvent une telle quantité de pus dans l’estomac qu’il leur est impossible d’intervenir. Ils se contentent de recoudre l’incision, s’attendant à la mort imminente de la patiente. On appelle donc un prêtre. Après lui avoir administré les derniers sacrements, il glisse sous son oreiller l’un des pétales de rose « miraculeux », qui semble opérer là où la science avait échoué : la mourante se rétablit très vite et quitte l’hôpital au bout de deux semaines !

Thérèse de Lisieux, la sainte aux pluies de roses

On cite un peu partout de nombreux exemples de guérison analogues, obtenus grâce à l’intercession de Thérèse : en Autriche, en Belgique, en Espagne, en Suisse, en Italie, aux Etat-Unis, au Canada, en Chine…
De fait, bon nombre de cas semblable authentiques. A moins que l’on ne soit prêt à croire à quelque conspiration tramée à l’échelle mondiale par les prêtres, les religieux, les médecins et d’innombrables hommes et femmes de toute condition…

Devant le culte officieux dont Thérèse fait l’objet, l’église catholique, entame vingt ans seulement après sa mort, la longue enquête qui peut aboutir à la béatification, voire à la canonisation. Rien n’est laissé au hasard dans ce procès qui, contrairement à ce qu’on pourrait croire, est mené à notre époque avec la plus extrême rigueur. Les enquêteurs nommés par les autorités ecclésiastiques doivent apporter la preuve d’au moins quatre miracles, agréés comme tels par des experts médicaux.

Encore deux cas qu’il nous faut citer :

Sœur Louise de Saint-Germain se meurt d’un ulcère à l’estomac. La nuit du 10 septembre 1915 Thérèse lui apparaît en rêve, lui promettant la guérison. Lorsqu’elle se réveille le lendemain matin, son lit est couvert de pétales de roses, dont personne ne sait comment ils sont arrivés là ! Le 25 décembre, elle se réveille parfaitement dispose, et les rayon X confirment sa totale guérison.

Charles Anne se destinait à la prêtrise et étudiait au séminaire de Bayeux lorsqu’il contracta la tuberculose. Condamné par la science, il se résolut à implorer le secours du ciel. Il attacha à son cou un sachet de soie refermant quelques cheveux de Thérèse, lui adressant une prière fervente :  » Je ne suis pas venu au séminaire pour mourir, mais pour servir Dieu. Tu dois me sauver ! « 
Le matin suivant, sa prière était exaucée.
Il était guéri. Définitivement. Les médecins déclarèrent cette guérison spontanée « absolument extraordinaire et inexplicable d’un point de vue strictement scientifique ».

Thérèse de Lisieux, la sainte aux pluies de roses

Thérèse n’est certes pas la seule sainte catholique à qui l’on attribue des miracles. Mais, le plus intéressant dans ce cas, c’est que ces miracles ont eu lieu à notre époque et qu’ils ont fait l’objet d’un contrôle scientifique. En ce qui concerne la jeune carmélite, le pape Pie XI et la Congrégation des rites n’eurent pas besoin de longues délibérations : les preuves étaient incontestables.

Citons pour conclure les termes même de la Bulle pontificale proclamant la canonisation de Thérèse de Lisieux :  » On a vu dans chacun des cas la guérison totale d’une maladie organique de nature à produire des lésions anatomiques ou physiologiques rigoureusement déterminées… et telle que ni le temps ni la nature ne peuvent les faire disparaître… « 

                                                                                       Extrait de  » Inexpliqué  » 1981

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