Bacille (Le) – Arnould Galopin

Arnould Galopin - Le bacille

Martial Procas, brillant scientifique comblé de talent et d’amour découvre le revers infernal de notre civilisation policée quand une de ses expériences le condamne à la difformité et la différence. Ce savant promis à la plus brillante carrière universitaire se voit du jour au lendemain déchu au rang de bête traquée par la suspicion et la vindicte collective. Victime d’une crise aiguë de cyanose qui le transforme en homme à la peau bleue, Procas survit en « éternel asphyxié », en monstre reclus, dans la banlieue de Montrouge, où il n’inspire que dégoût aux gens qui viennent à croiser son chemin et aux rares commerçants qui consentent encore à le servir. Jusqu’au jour où des enfants sont victimes d’un satyre. Les soupçons se portent alors comme naturellement sur l’homme différent, qui a tôt fait de se voir affublé du sobriquet « L’Horreur » et cristallise les peurs irrationnelles, les fantasmes sordides de tout un quartier. Aux regards en dessous succèdent les brimades, les insultes, les accusations puis les voies de fait… Quand la méchanceté des siens le prive de sa seule compagnie, un malheureux cabot qu’il a recueilli, l’ancien professeur en Sorbonne se met à mûrir sa vengeance au fond de son laboratoire, bien décidé à faire surgir l’horreur du cadavre de son pauvre Mami et de ses éprouvettes.

**********

Le bacille est un texte aussi sombre qu’étrange paru en 1928.
Arnould Galopin nous fait vivre avec beaucoup d’humanité le calvaire de cet homme qui ne trouve la paix nulle part. . Partout où il va, ce ne sont que golibets et moqueries.

Le savant fou est un thème récurrent de la littérature. Arnould Galopin nous en propose ici une variante fascinante avec Marcial Procas. En digne représentant de la littérature populaire, Arnould Galopin sait jouer avec les sentiments de ses lecteurs. La psychologie des personnages est savamment travaillée. Martial Pocras est aussi attachant que le fils du boucher est bêtement méchant. Au travers de cette histoire très accessible au grand public, Arnould Galopin met cyniquement l’accent sur nos comportements moutonniers et il questionne sur la notion de la psychologie des foules.

Le bacille s’inscrit avec subtilité dans une démarche à la fois distrayante et instructive. C’est un roman trop longtemps oublié et qui tient en haleine jusqu’à son dénouement.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site vous est proposé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :