Lecteur (Le) de cadavres – Antonio Garrido

Inspiré d’un personnage réel, le Lecteur de cadavres nous plonge dans la Chine impériale du XIIIè siècle et nous relate l’extraordinaire histoire de Ci Song, un jeune garçon d’origine modeste sur lequel le destin semble s’acharner. Après la mort de ses parents, l’incendie de sa maison et l’arrestation de son frère, il est contraint de fuir son village avec sa petite sœur malade. Ci se retrouve dans les quartiers populaires de Lin’ an, la capitale de l’Empire, où la vie ne vaut pas grand chose. Il devient un des meilleurs fossoyeurs des « champs de la mort », puis, grâce à son formidable talent pour expliquer les causes d’un décès, il est accepté à la prestigieuse Académie Ming. L’écho de ses exploits parvient aux oreilles de l’Empereur. Celui-ci le convoque pour enquêter sur une série d’assassinats qui menacent la paix impériale. S’il réussi, il entrera au sein du Conseil du Châtiment, s’il échoue : c’est la mort. C’est ainsi que Ci Song, le lecteur de cadavre devint le premier médecin légiste de tous les temps.

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Ci Song est assez peu connu dans nos contrée occidentale bien qu’il s’avère être le premier médecin légiste de l’histoire. Inspiré d’un personnage réel qui a laissé à la postérité quelques traités médicaux mais peu d’information sur sa vie privée.

Les cadavres se lisent, les blessures se devinent et les coups se mesurent. Tant de suppositions, tant d’investigation pèsent sur l’œil avisé de Ci Lang et tout cela dans une Chine impériale marquées par ses coutumes ancestrales. 

Un roman policier dépaysant. L’intrigue est très bien construite et les indices disséminés ici et là, au fil des page, s’empilent parfaitement jusqu’à une fin tout à fait passionnante.

Il y a du Sherlock Holmes dans Ci Song lorsqu’il se livre à des déductions incroyables sur les causes des morts suspectes. 
Ci est intelligent et vif d’esprit. Il apprend vite. Mais il est aussi impulsif et têtu. Plusieurs fois il risque sa tête pour faire éclater la  vérité. Il risque gros. Sa détermination et sa perspicacité en font un être attachant. Il joue et…gagne.

Malgré ses 768 pages, ce roman ce lit avec plaisir, sans temps mort. Aucune longueur, aucune grosse description malgré une documentation phénoménale. Le détail des examens des cadavres sont très poussés et les descriptions – notamment – des odeurs aident à vous imprégner de cet univers particulier.  

Un roman riche, passionnant et qui se lit quasi d’une traite. 

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