Mort à la Fenice – Donna Leon

Les amateurs d’opéra sont réunis à la Fenice ou ce soir-là, Wellauer,  le célébrissime chef d’orchestre allemand, dirige La Traviata. La sonnerie annonçant la fin de l’entracte retentit, les spectateurs regagnent leur place, les musiciens s’installent, tout le monde attend le retour du maestro. Les minutes passent, le silence devient pesant, Wellauer n’est toujours pas là… il git dans sa loge, mort. Le commissaire Guido Brunetti, aussitôt dépêché sur les lieux, conclut rapidement à un empoisonnement au cyanure. Le très respecté musicien avait-il des ennemis ? Dans les coulisses de l’opéra, Guido Brunetti découvre l’envers du décor.Donna Leon nous fait donc pénétrer dans le monde de l’opéra, celui des musiciens et des cantatrices quelques peu capricieuses et susceptibles, mais aussi nous initie à la vie vénitienne : les ruelles, les vaporetto, les palais fabuleux mais quelques peu délabrés, les cafés, les canaux. L’auteur nous montre une Venise vivante telle que les Italiens la vivent, loin du cliché romantique de la ville des amoureux.

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En fait, Léon décrit le petit monde de l’Opéra comme un monde de cynisme caché derrière la grande musique et les beaux costumes. La personnalité du commissaire est très intéressante. Ses rapports avec sa hiérarchie, son regard désabusé sur le monde et ses relations attendrissantes avec sa famille lui donne un charme particulier.

Une énigmes policière conventionnelle avec une enquête qui permet de suivre le cheminement du policier Guido Brunetti pour résoudre une énigme qui nous transportera dans le monde de la musique au milieu d’artistes talentueux mais pour certains avec des secrets ancrés au plus profond de leur être.

Ce petit roman fait un bien fou, une évasion au pays de la musique et de l’amour avec un décors de rêve. On sent que l’auteur aime Venise et il nous fait partager cette passion pour cette ville mythique et extraordinairement belle.
La Fenice, cet opéra qui est avec la scala de Milan et le théâtre San Carlo de Naples l’un des temples les plus prestigieux de l’opéra italien est bien entendu le centre d’une attention toute particulière. Les artistes ne sont pas oubliés ainsi et les airs, les vocalises, les répétitions résonnent à nos oreilles mélomanes tout au long de cette enquête.  
Les personnages sont attachant même torturés par des démons dont ils ont du mal à se défaire.

Je ne connaissais pas. Une belle découverte que j’invite à faire.
Bonne lecture  

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