Race (La) à venir – Edward Bulwer-Lytton

Tout commence comme pour Voyage au centre de la Terre, avec la découverte inopinée d’un monde souterrain. Le narrateur, d’abord épaulé par l’ami qui l’avait initié aux techniques d’exploitation minière, se retrouve très rapidement seul face à un univers idyllique, peuplé d’humains dégageant une incontestable aura de supériorité.

Cette population souterraine a réussi créé une société parfaite.

 Fidèle à une vision évolutionniste, Bulwer-Lytton imagine en effet un stade plus élevé de la machinerie sociale. Ce peuple, au physique parfait, est en effet réparti en communautés autonomes. Une certaine égalité y règne. Les femmes ont même acquis une certaine supériorité, y compris physique, sur les hommes. A l’instar des possédants de l’Antiquité, les adultes de cette société ne travaillent que très peu, les tâches pénibles étant prises en charge soit par des robots, soit par les enfants. La croyance en une divinité supérieure est également primordiale, l’idée d’une vie après la mort ayant carrément fait disparaître toute angoisse face au grand sommeil.

Aucune mauvaise pensée (envie, jalousie, ambition) ne vient affecter l’équilibre social, au point d’ailleurs d’avoir asséché l’essentiel de la création artistique. Pour autant, la civilisation du Vril-ya ne cache pas son mépris pour les peuples qui lui sont inférieurs, car encore au stade démocratique de la bêtise de masse et dépourvus de la maîtrise du vril, clef de tout progrès collectif.

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Extrais  :

Cette race habite les entrailles de la terre, elle a ses lois, ses
coutumes, ses machines — une civilisation que les hommes qui vivent sous le soleil ne pourraient ni connaitre ni comprendre. C’est une race totalement étrangère, totalement étrange. Une jour, elle quittera les ténèbres pour envahir notre globe et nous exterminer… Et ceci lui sera d’autant plus facile qu’elle possède une arme redoutable, le « vril »,à coté de laquelle notre bombe nucléaire n’est qu’un pétard de carnaval…. 

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Bulwer-Lytton « inspirât en Allemagne un groupe mystique pré-nazi, la ‘Loge lumineuse’ ou ‘Société du vril’. Dans des livres comme La Race à venir, il entendait mettre l’accent sur des réalités du monde spirituel, et plus spécialement du monde infernal. Il se considérait comme un initié. […] Il exprimait la certitude qu’il existe des êtres doués de pouvoirs surhumains. Ces êtres nous supplanteront et ils conduiront les élus de la race humaine vers une formidable mutation. »
Cette mise en garde est-elle justifiée? Quelle est l’importance de ce livre dans l’histoire des idées politiques et ésotériques?

Quel rôle joua réellement son auteur dans la mouvance occultiste? Pour répondre à ces questions et à bien d’autres,
il n’y a qu’une seule solution : lire « La Race à venir » et décider par soi-même si sa réputation sulfureuse est ou non légitime!

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