Arbres (Les) d’orgueil – Gilbert Keith Chesterton

Gilbert Keith Chesterton - Les Arbres d'orgueil

Retraité de l’administration indienne, le squire Vane vit retiré dans son domaine de Cornouailles. Un soir, il s’enfonce dans un bois aux prétendus pouvoirs maléfiques et ne reparaît plus. Ses invités, le poète John Treheme et le critique américain Cyprian Painter, vont mener l’enquête.

Il faut vous dire que ces arbres portent malheur. Selon une légende africaine un esprit mauvais s’en serait emparé, poussant ceux-ci à dévorer les paons qu’ils abritaient, ces derniers donnant la couleur de leur feuillage.

Gilbert Keith Chesterton - Les Arbres d'orgueil

Or il s’en trouve trois dans le parc du Squire Vane, et les villageois du bourg tout proche les craignent, ils sont les responsables de tous leurs malheurs. Ceci irrite fort le Squire Vane, un diplomate retraité, un brin fantasque mais à l’esprit très rationnel.

Aussi, lorsque le sujet vint sur le tapis, pour la seconde fois, à l’occasion d’un repas entre amis, il ne fait ni une ni deux, s’empare de son chapeau et décide, tout de go, de passer la nuit dans son bois. On va voir ce que l’on va voir!!!

Mais, le lendemain le Squire n’est pas de retour et des recherches sont organisées en vain. Les arbres croquemitaines en ont-ils eu raison?

S’agit-il pas d’un meurtre – mais perpétré par qui? – et le corps n’est-il pas dans le puits. On finit par en remonter d’abord un os humain puis un crâne portant un méchant coup correspondant au fameux accroc du chapeau.

L’assassinat ne fait plus de doute. Mais bien vite l’affaire dépasse les compétences des autorités locales et Scotland Yard dépêche un enquêteur Ce dernier finit par accumuler des indices qui désignent le médecin du village. Celui-ci va être arrêté lorsque….

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Gilbert Keith Chesterton - Les Arbres d'orgueil

Une histoire policière courte et délicieuse dans la lignée et l’humour de G. K. Chesterton.

On ne dira pas ici le dénouement de cette histoire qui contient, comme souvent avec Chesterton, un côté policier. Disons simplement que l’auteur brouille les pistes
et va de rebondissement en rebondissement, faisant de ce texte l’un des meilleurs qui soit sorti de sa plume. La morale de l’histoire est dans la droite ligne de la pensée chestertonienne, contre le scientisme, l’assurance bourgeoise, le règne des spécialistes. Une fois de plus, c’est le bon sens et la connaissance intuitive et poétique qui sont mis en avant. Ainsi, à un moment de l’histoire Barbara Vane déclare :

« Le docteur n’a pas raison, dit la jeune femme en tournant son visage pâle vers l’avocat. C’est le poète qui a raison. Le poète a toujours raison. Oh, il est là depuis le commencement du monde, et il a vu les merveilles et les terreurs qui jalonnent notre route, cachées derrière une pierre ou un buisson. Tandis que vous, avec votre médecine et votre science tâtonnante, vous n’êtes là que depuis quelques générations, et vous n’avez pas vaincu l’ennemi qui a planté le mal dans notre chair. (…) Il ne nous reste qu’à croire en Dieu, car nous ne pouvons nous empêcher de croire aux démons »

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