Puissance (La) et la Gloire – Graham Greene

Graham Green - La puissance et la gloire

Un dictateur faisant régner dans le sud du Mexique un régime moralisateur et violemment anticlérical, tous les prêtres, sauf un, ont été amenés à quitter la province. Le Père est pourtant un mauvais prêtre : il s’adonne à la boisson et a eu un enfant, Brigitte, de l’une de ses paroisiennes. La certitude qu’il est dorénavant le seul à pouvoir administrer les sacrements le conduit cependant à rester, alors que, conscient de son indignité, il sait qu’il ne sera pas un martyr digne de ce nom.
Un lieutenant de gendarmerie, athée convaincu, n’hésite pas à fusiller des otages pour l’amener à se rendre.
Alors qu’il s’est enfin résolu à franchir la frontière, un métis, attiré par la récompense, lui demande de revenir sur ses pas pour donner les derniers sacrements à un brigand mourant.
Le piège s’est refermé. Le Père n’hésitera pas et sera fusillé. Mais à ce même moment, un prêtre inconnu frappera à la porte d’un foyer croyant.

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Graham Greene - La Puissance et la Gloire

Graham Greene, anglican converti au catholicisme, aborde les mystères de la grâce et de la condition sacerdotale sans aucun a priori. Le Père vit une douloureuse passion qui rappelle celle du Christ, le Métis jouant le rôle de Judas. Le fait que les principaux personnages, contrairement aux secondaires, ne sont pas désignés par leur nom mais par leur état (le Père, le Lieutenant, le Chef de la police, le Métis…) renforce l’universalité de la narration. Les personnages secondaires ont en revanche une identité : Mr et Mrs Lehr, le frère de la soeur qui incarnent la rationalité protestante, Coral, la fille anglaise volontaire, contrepoint de Brigitte, Don José, le prêtre renégat qui a accepté le mariage imposé par le gouvernement…
Le titre du roman vient du canon de la messe ; A toi le Règne, la Puissance et la Gloire.

La Puissance et la Gloire fut inspiré à Graham Greene par le voyage qu’il fit au Mexique en 1938 sous la dictature de Carrido Cannibal. Depuis l’indépendance en 1820, le catholicisme à représenté une séquelle de l’oppression espagnole aux yeux des  » libérateurs  » successifs qui ont cherché à l’éradiquer.

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Ce livre écrit en 1940 est le premier grand succès de Graham Greene, celui qui le rendit célèbre et lui vaudra d’être catalogué comme écrivain catholique.


Graham Greene est un formidable conteur et ses romans sont passionnants, celui-ci ne fait pas exception.

Mais en plus d’une formidable histoire le livre est une réflexion puissante sur la foi, sur le péché (qui est l’orgueil), sur l’amour de Dieu pour les hommes et l’amour humain. Ce prêtre indigne, qui se vautrait dans la suffisance et la piété convenue, se révèle proche de le Sainteté lorsqu’il côtoie la misère profonde et le désespoir.

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