Chevaliers (Les) Du Subjonctif – Erik Orsenna

Les jeunes héros de La grammaire est une chanson douce ont grandi. Jeanne est une adolescente rêveuse qui s’intéresse aux mystères de l’amour ; Thomas, lui, cherche la clef d’un nouveau monde. L’archipel des Mots est toujours sous la dictature du président Nécrole et la police traque les opposants. Un jour, Thomas disparaît et Jeanne est arrêtée. Sauvée par le cartographe officiel de l’île, elle part avec lui dans un audacieux voyage en planeur à la recherche de son frère. Après avoir survolé l’Impératif et le Conditionnel , ils atterrissent sur l’île des Subjonctifs, les ennemis de Nécrole. Accueillie par un jeune homme roux passionné de liberté, elle va découvrir chez ces joyeux contestataires le pouvoir de l’imagination. Dans l’usine où elle retrouve son frère, les ingénieurs découpent la mer, miroir de nos rêves. Elle comprendra que l’amour – qui va frapper la redoutable inspectrice, Mme Jargonos – est aussi une variété du subjonctif, le mode du rêve et du désir. Bien plus qu’une leçon de conjugaison, cette découverte des mots du temps est une belle et grave leçon de vie et nous rappelle que les humains ont besoin du « secours de ce qui n’existe pas ». Curieuse et impertinente, Jeanne est le guide idéal pour cette exploration des subtilités de notre langue.

Erik Orsena - Les Chevaliers Du Subjonctif

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Après la lecture de ce livre, on a un autre regard sur la langue française! On peut être déconcerté au début, mais si on se prend au jeu, ce livre est inoubliable !

 L’auteur joue toujours autant avec la langue française, ses caractéristiques, ses subtilités.
Ce petit conte enchanté est aussi bien ludique que poétique ou philosophique. Au travers de petites phrases simples, Erik Orsenna ouvre des fenêtres de réflexion sur le langage et ses rouages. Nous avons même droit à une petite étude comparée des emplois du subjonctif dans différentes langues. Pour auréoler tout ceci, le livre est parsemé d’illustrations colorées dans les tons pastel. Un livre à conseiller aux petits et aux grands enfants…
Erik Orsenna - Les Chevaliers Du Subjonctif

 EXTRAITS

 Les paresseux, les verbes à l’infinitif qui ont décidé que, être verbe, c’était trop fatigant. Ils ont changé de métier. Ils ont préféré devenir des noms. Un nom a beaucoup moins de travail qu’un verbe.
– Vous pouvez me donner des exemples d’infinitif paresseux?
– Le savoir, le sourire.

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– Alors le monde est une immense bibliothèque?
– Je crois que c’est ce qu’il a voulu nous dire.
– Il dit n’importe quoi! Nous sommes entourés d’endroits sans livres : la mer, le ciel, la montagne.
– Et tu crois qu’il ne faut pas apprendre à lire la mer, quand on veut naviguer? À lire la montagne, si on ne veut pas être enseveli par une avalanche? À lire le ciel, quand on vole en planeur ?

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Je dus attendre le café pour interroger.
– Pardon, Madame, j’en ai besoin au plus vite : d’où vient le mot « subjonctif » ?
– Ma petite Jeanne, chaque langue a plusieurs mères, elle descend de beaucoup d’autres langues. Mais il y a toujours une mère principale. Celle du français, c’est le latin. Jungere veut dire « joindre ». Sub veut dire « sous » et subjungere veut
dire « atteler » …
– Atteler, comme atteler un cheval à une charrette ?

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La suite d’un long voyage parsemé de découvertes insolites au pays de la littérature. Une initiation pas comme les autres par un homme de grand talent.

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