Horla (Le) – Maupassant

Maupassant - Le Horla - (F)

A la suite du passage d’un trois-mâts brésilien dans l’estuaire de la Seine, le narrateur est pris de troubles étranges : angoisse inexpliquées, pressentiments bizarres, cauchemars… Son angoisse redouble lorsqu’il est témoin d’étranges
hallucinations ; sa carafe d’eau se vide toute seule pendant la nuit, une rose flotte suspendue dans l’air, comme portée par une main invisible. Avec une peur croissante, le narrateur se convainc qu’un être mystérieux le hante pour s’emparer de son âme et contrôler sa volonté. Un soir, il parvient à saisir une forme flottant dans un miroir. Dès lors, la présence de cet Autre ne fait plus de doute, et le narrateur lutte frénétiquement pour le détruire. Il parvient à l’enfermer dans sa maison et y met le feu. Un instant soulagé par cette victoire apparente, il est saisi par un doute effrayant : et si cet ennemi immatériel était indestructible ?

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Maupassant - Le Horla - France -  (Fantastique)

 Le Horla peut être considéré comme le chef-d’œuvre des contes fantastiques de Maupassant. Dans la seconde version, le récit du narrateur est présenté sous la forme d’un journal, qui retrace, par son rythme haletant et ses phrases saccadées, la montée de l’épouvante. Certains ont voulu voir dans ce conte le tableau inquiétant de la paranoïa dont souffrit Maupassant. L’angoisse que l’on ressent à la lecture du Horla ne tient pas tant à la nature de cet être mystérieux qu’à la description de la peur elle-même.  


Dans un autre de ses récits Maupassant nous parle de la peur
 » J’ai peur de la peur; peur des spasmes de mon esprit qui s’affole, peur de cette horrible sensation de la terreur incompréhensible« .

Quelle force de suggestion dans cette nouvelle. Maupassant exprime mieux que personne la déraison dans ce monde effrayant dont il a écrit, peu de temps avant que la maladie le conduise à l’enfermement, deux versions pour parvenir à ce chef-d’œuvre de la littérature fantastique.

Une nouvelle qui restera longtemps gravée dans nos mémoires ou le classique et le fantastique ne font qu’un pour notre plus grand bonheur à tous. 

Maupassant - Le Horla - France -  (Fantastique)

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Extrait :

Je repris : « S’il existait sur la terre d’autres êtres

que nous, comment ne les connaîtrions-nous point

depuis longtemps ; comment ne les auriez-vous pas

vus, vous ? comment ne les aurais-je pas vus,

moi ? »


Il répondit : « Est-ce que nous voyons la cent

millième partie de ce qui existe ? Tenez, voici le

vent, qui est la plus grande force de la nature, qui

renverse les hommes, abat les édifices, déracine les

arbres, soulève la mer en montagnes d’eau, détruit

les falaises, et jette aux brisants les grands navires, le

vent qui tue, qui siffle, qui gémit, qui mugit, –

l’avez-vous vu, et pouvez-vous le voir ? Il existe,

pourtant. »

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