Antoine de Saint-Exupéry (1900 – 1944)

L’Ami d’abord

C’est celui qui ne juge point.

C’est celui qui ouvre sa porte

Au chemineau, à sa béquille,

A son bâton déposé dans un coin,

Et ne lui demande point de danser

Pour juger sa danse.

Et si le chemineau raconte le printemps

Sur la route du dehors,

L’ami est celui qui reçoit en lui

Le printemps.

Et s’il raconte l’horreur de la famine

Dans un village d’où il vient,

Souffre avec lui la famine,

Car l’ami dans l’homme,

C’est la part qui est pour toi

Et qui ouvre pour toi une porte

Qu’il n’ouvre peut-être jamais ailleurs.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site vous est proposé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :