Jules Verne (1825 – 1905)

La Lune

Bien des gens en ce monde ont une humeur byzarre,
Et dont on cherche en vain la cause et le secret ;
Sans qu’on sache pourquoi, leur esprit douceret
En un instant hargneux, coléreux se déclare ;

L’un défend une chose, et puis il la permet ;
L’autre Anglais le matin, le soir se fait Tartare.
L’un à l’esprit posé devient brouillon, distrait,
L’autre, grand orateur, est muet à la barre ;

L’un change d’habitude aussitôt déjeuner ;
Et l’autre pour le faire attend après dîner ;
Avare, celui-ci prodigue sa fortune ;

L’un progressiste à fond tourne aux conservateurs ;
D’où viennent les reflux et flux de ces humeurs ?
Comme ceux de la mer, n’est-ce pas de la lune ?

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