Kraken

Kraken

Le kraken est un monstre marin gigantesque ressemblant à un serpent visqueux de deux Km de circonférence, au dos hérissé de quatre cornes et au corps pourvu d’une multitude de tentacules pouvant atteindre un kilomètre six de circonférence. On signale essentiellement sa présence dans les mers scandinaves. Lorsqu’il plonge, le niveau de la mer mone de 60 à 70 mètres. Lorsqu’il a dévoré sa ration quotidienne de poissons, attirés par ses excréments, il émerge de l’eau à la façon d’un énorme récif, ce qui lui vaut le surnom de ‘ belle-île « . Des marins ont vu un kraken
en  1689, emprisonné entre deux cloches.

Selon le naturaliste et évêque de Bergen, Erick Pontoppidan, qui a réuni de multiples témoignages au cours du XVIII siècle, le kraken est capable de faire chavirer un navire en l’agrippant avec ses tentacules. L’encre qu’il rejette empoisonne l’eau.

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Un autre auteur cité par Pontoppidan, Olaüs Wormius, évoque le kraken sous le nom de bafgufe. Il précise que son apparition ressemble plutôt à celle d’un animal, similiorem insulae quam bestiae. Selon lui, nul n’a jamais retrouvé un cadavre de kraken, car il est dit que cette bête
 » doit vivre aussi longtemps que le monde, et qu’il n’est ps probable qu’aucun pouvoir ou instrument soit capable d’abréger violemment la vie d’un animal  si monstrueux « .  Pourtant, en 1680, un jeune kraken vint s’égarer dans les eaux qui courent entre les récifs d’Altstahong et y périt misérablement. Comme son corps gigantesque replissait à peu près tout le chenal, la putréfaction locale craignit à juste titre que la peste ne se déclarât bientôt dans le pays. L’assesseur consistorial de Bodoen, M Friis, dressa un rapport de cet évènement.

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Olaüs Magnus, dans son ouvrage De piscibus monstruosis, Paulinus, dans ses Éphémérides des curiosités de la nature, ainsi que Bartholin, dans son
Histoire anatomique, admettent eux aussi l’existence du kraken et le décrivent à peu près dans les même terme que Olaüs Wormius.
Bartholin précise que
 » l’évêque de Nidros, voyant cette île flottante apparaitre sur les eaux, eut la pieuse idée de la consacrer immédiatement à Dieu, en y célébrant le sacrifice de la messe. Il y fit transporter et dresser un autel et officia lui-même. Soit hasard, soit miracle, le kraken resta immobile au soleil tout le temps que dura la cérémonie ; mais à peine l’évêque eut-il regagné le rivage que l’on vit l’île supposée se submerger elle-même et disparaître « .

Kraken

Selon le même Bartholin, il n’y aurait en réalité que deux krakens, apparus au commencement du monde, et qui seraient dans l’incapacité de se multiplier.
 » De peur que l’eau, la nourriture et l’espace ne vinssent à manquer à une race de pareils géants, Dieu, dans sa prévoyance, aurait mesuré avec une sage lenteur tous les mouvements du kraken, qui n’éprouverait les sentiments de la faim qu’une fois dans l’année.
Sa digestion achevée, le monstre, dit encore Bartholin, laisse échapper ses excréments, qui répandent une odeur si suave que les poissons accourent pour s’en repaître ; mais lui, ouvrant une effroyable gueule, semblable à un golfe ou détroit, instar sinus aut freti, y aspire tous les malheureux poissons affriandés et pris au piège. « 

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