Marcher sur les braises

Marcher sur les braises

La science moderne reste incapable d’expliquer avec précision comment des hommes peuvent piétiner des pierres chauffées à blanc, d’une température d’environ 450°, sans en être affectés.
En 1890, quatre britanniques, un colonel, le docteur Hocken et deux amis assistent en Polynésie à une démonstration de marche sur le feu. Sous leurs yeux, des centaines de Maoris, hommes, femmes et enfants viennent de franchir une fosse pleine de pierre chauffée à blanc.

Ils sont alors mis au défi par le chaman qui leur propose d’accepter son « mana » – sa protection – et de tenté la traversée. Ils acceptent, enlève leurs chaussure et entre dans le feu.

Le colonel a un doute mais tout ce qu’il ressent est une « sensation de picotement, assez proche de la sensation provoquée par une petite décharge électrique ».
Un de ses compagnon sera légèrement brûlé ; il s’est retourné pour regarder derrière lui, comme la femme de Lot dans la Bible. Au dire du maître de cérémonie, cette entorse aux usage est seule responsable de sa blessure, assez superficielle.

Le docteur, une fois la promenade terminée et curieux de comprendre suspend un thermomètre qu’il avait apporté à 2m de la fosse. Le mercure monte rapidement et failli faire exploser le tube de verre.
 Le médecin examine alors attentivement les pieds des Maoris qui ont vaincu le feu : ils sont souples et doux ! Et non dur comme le cuir, ainsi qu’on aurait dû le penser… Le docteur les gratte en vain, cherchant une trace de « protection ». Aucune fraude ne parait décelable.
Les conclusions prudente du docteur ne seront pourtant pas acceptées par tous les scientifique de l’époque.

En fait après le rapport du docteur Hocken, d’autres témoignages viendront rendre incontestables les récits de marche sur le feu.
A Tahiti, J.G. Hill examinera les pieds d’un Blanc : sous l’effet de la chaleur, la peau de son visage avait pelé, tandis que celle de ses pieds était restée intacte !


L’un des plus brillants historiens de l’époque, Andrew Lang n’aura aucun mal à rappeler l’ancienneté des récits de marche sur le feu, de ceux de Virgile aux observations modernes des grands voyageurs, en passant par les grands livres saints ou la tradition du  » jugement de Dieu « .

On a également remarqué que l’immunité n’effaçait pas les autres douleurs : après avoir traversé une fosse à feu longue de 27 m, le professeur Stephenson se souviendra d’avoir ressenti une légère douleur sous le pied et découvrira une petite coupure, provoquée par une pierre tranchante. Il en conclura que la protection contre le feu n’excluait pas les autres douleurs.

Après la cérémonie certains se montreront également sensible à la simple chaleur d’une cigarette.
Saint Polycarpe, un martyr de l’Eglise primitive : épargné par les flamme d’un bûcher succombera à la lance d’un légionnaire.

Le plus inexplicable reste malgré tout l’incombustibilité des vêtements. Même en admettant qu’un homme puisse échapper aux effets des flammes par le jeu de l’hypnose, le fait que ses vêtements restent intacts est des plus troublants : on n’hypnotise pas des chaussettes et des pantalons !

On cite souvent le cas de Catherine de Sienne, la sainte à qui il arrivait de rester des heures entières, en état d’extase, allongée sur le … fourneau allumé de sa cuisine.
Finalement faut-il croire à une explication magique de ce phénomène ? Nous ne disposons à l’heure actuelle, d’aucune autre explication scientifique de cette immunité contre le feu.
Seul le pouvoir des chamans ou des religieux qui dirigent les rituels de marche sur le feu parait digne d’être pris en comptes : ces chamans diminueraient la  » force  » du feu par leur incantations…
Un tel argument est assez inacceptable pour un européen. Pourtant c’est le seul. Une fois la cérémonie terminée, le  » pouvoir  » du feu redevient normal et les fosses permettent de faire griller de la viande. !

Pour l’instant, le monde scientifique ne semble guère préoccupé par l’énigme des marcheurs sur le feu. Le mystère de ceux qui défient l’ardeur du feu reste entier.


     Extrait de « Inexpliqué » 1981

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