Raban Maur

Raban Maur

Né vers 780, ce moine Bénédictin, archevêque de Mayence et théologien réputé  est l’auteur de  L’Encyclopédie de la nature des choses, de grammaire et de commentaire sur la Bible.

Raban Maur est l’un des grands noms de la renaissance carolingienne (on l’a surnommé le « précepteur de la Germanie ») : missionnaire, il installe des paroisses et des fondations dans les contrées récemment évangélisées par saint Boniface.

Raban Maur

Il fait de Fulda un centre intellectuel pour l’Occident, à l’usage principal des évêques, curés et missionnaires chargés d’instruire le peuple dans la foi. Pour eux, il écrit des commentaires d’une grande partie de la Bible, en expliquant dans les Allégories sur la Sainte Écriture (d’authenticité contestée) , la célèbre « théorie des quatre sens ». L’Instruction des clercs  traite des connaissances de base, théologiques et canoniques, indispensables au clergé. Les Vertus et les Vices  est un petit traité de morale adressé à Louis le Débonnaire. L’esprit carolingien associe de près sciences profanes et effort théologique : ainsi Raban Maur écrit-il un livre sur le calendrier (De computo), une encyclopédie, mêlée d’allégories, pour laquelle il a beaucoup emprunté à Isidore de Séville, une psychologie morale (De anima). Pour nous, plus intéressante est son œuvre poétique (épîtres, litanies, prières, hymnes), proche encore de l’Antiquité finissante par la recherche de la forme et de l’étrange. Le Livre de la Croix (De laudibus Sanctae Crucis, œuvre de jeunesse) est un carmen figuratum, un poème-image dont les vers inégaux dessinent une figure symbolique ou réelle. On lui attribue le Veni Creator.

 Raban Maur y place l’intelligence des Écritures au sommet de la hiérarchie des savoirs.

Raban Maur

 Il se retire en 842, dans la solitude du mont Saint-Pierre, où il envisage de terminer ses jours. Mais il est sollicité pour occuper le siège épiscopal de Mayence. Il y déploie beaucoup d’énergie. Pasteur ami de la concorde, il a le souci du clergé et du peuple : en 850, alors qu’une famine désole son diocèse, il fait distribuer aux pauvres la majeure partie de ses revenus et en nourrit à sa table jusqu’à trois cents par jour.

Il s’éteint en 856 à l’âge de quatre-vingts ans, laissant une œuvre considérable dont l’enseignement fera autorité jusqu’au XVIe siècle.

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