Kéraban-le-Têtu – Jules Verne

Payer une taxe pour traverser le détroit de Constantinople à Scutari! On n’a jamais vu ça! Ces messieurs du nouveau gouvernement sont allés trop loin!  » s’écrie le riche marchand turc Kéraban, grand défenseur des traditions.
Or, précisément, Kéraban doit se rendre de Constantinople à Scutari, et donc traverser le Bosphore.
 » J’irai et je ne paierai pas ! clame Kéraban-le-Têtu.
– Vous paierez ou vous n’irez pas !  » rétorque le fonctionnaire chargé de collecter la taxe.
Qu’à cela ne tienne! Kéraban n’ira pas à Scutari par le détroit, mais par la terre ferme. C’est-à-dire en faisant le tour de la mer Noire ! Et, par Allah ! on verra qui aura le dernier mot.
Et voici que commence, pour Kéraban et son ami hollandais Van Mitten, une ahurissante aventure…

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Un des récits les plus amusants de Jules Verne, et comme toujours une étonnante documentation sur la géographie, les mœurs des habitants et leurs coutumes : un voyage qu’on aimerait entreprendre le livre à la main. 

Nous pouvons retracer le parcours de Kéraban en plein hiver d’une rive à l’autre du Bosphore le long de la Mer Noire. En un nombre réduit de kilomètres, le tour de la Mer noire permet de passer en revue un florilège de paysages européens : littoraux touristiques de Bulgarie, delta fluviaux du Danube roumain, côtes calcaires de la Crimée, flanc montagneux du Caucase, plages de galets gris de Géorgie, forêts alpestres de la chaîne pontique, grèves bétonnées du nord de la Turquie. L’itinéraire traverse quelques hauts lieux urbains.

Kéraban, cet homme de principe, et ses compagnons de routes réticents commencent le voyage. La seule date limite pour Kéraban est qu’il doit être de retour dans 6 semaines afin qu’il puisse partir à temps pour organiser le mariage de son neveu avec une jeune femme qui doit être mariée avant d’avoir dix-sept ans. Si elle ne respecte pas ce délai, elle n’héritera pas de 100 000 livres turques. Malheureusement pour Kéraban et ses amis, les méchants Yarhud, Scarpante et l’homme qui travaille pour le Seigneur Saffar ont des plans pour s’assurer que la jeune femme ne se marie avant la date limite.   

Il fait passer ses héros le long de la Mer noire en direction d’Istanbul. Ils traversent une ville nommée Kérésoum où le cerisier abonde. Il mentionne aussi que le bois de ces arbres est aussi utilisé pour faire des pipes.
En turc, « Kiraz » signifie cerise, du nom de l’antique ville de Kerasous.    

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