Tribulations (Les) d’un Chinois en Chine – Jules Verne

Le richissime chinois Kin-Fo vient de se trouver soudainement ruiné. La vie, qui lui paraissait jusqu’alors insipide, lui devient inssuportable. Il contracte une sassurance-vie de 200 000 dollars en faveur de sa fiancée, Lé-ou, et du philosophe Wang, son mentor et ami, a qui il demande de le tuer dans un délais de deux mois, tout en lui remettant une lettre qui l’innocentera de ce meurtre.

Avant le délais imparti, Kin-Fo recouvre sa fortune, doublée. Il n’est plus question poir lui de renoncer à la vie. Mais Wang a disparu avec la lettre et il n’est pas homme à rompre une promesse ! Voilà donc Kin-Fo condamné à mort, par ses propres soins.

 Une seule ressource : retrouver Wang. Et Kin-Fo de se lancer dans le plus haletant des périples au pays du Céleste Empire.

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Nous pourrions voir dans cette histoire un parallèle avec la tradition philosophique des contes de Voltaire et en particulier avec son  » Candide « . Il y a la naïveté de Kin-Fo et on y trouve aussi Wang que l’on pourrait comparer à Pangloss sans compter leur disparition dans la plus grande partie de l’ouvrage et leur réapparition quasiment miraculeuse en fin de livre. Ensuite il y a toute ces aventures exotiques, teintées d’un Orientlisme occidental. Enfin, nous avons ce parallélisme à la fin de l’ouvrage :  » Il faut cultiver notre jardin « , qui s’oppose de façon amusante à  » Il faut aller en Chine pour voir cela ! « 

Mais il y a plus évident encore : le parallèle avec le célèbre reporter Tintin qui n’a pas échappé à Philippe de Broca qui en portant les tribulations d’un chinois en Chine au cinéma rend hommage à la bande dessinée. En cela, Les Tribulations peuvent être considérées comme une oeuvres précurseur. Kin-Fo, c’est un peu Tintin. Craig et Fry, ce sont sans doute Dupont et Dupond.

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Au-delà de cette réflexion sur le sens de la vie, Jules Verne saisit l’opportunité de nous offrir un magnifique périple dans l’Empire du Milieu et il nous tient en haleine jusqu’au bout de son histoire.

Le choix de la Chine comme cadre pour ce roman offre à Jules Verne un décor à la fois peu connu du public, archaïque, tour à tour fascinant et dangereux, et suffisamment grandiose pour y insérer des scènes qui se déroulent en mer, sur la terre, dans des villes immenses, des villages, des déserts, ou encore sur la Grande Muraille. De plus, la Chine de cette époque est un pays dont la modernisation en est à ses balbutiements. Une aubaine pour Jules Verne qui profite du contraste pour mettre en valeur le progrès techniques occidental.

Jules Verne n’a jamais mis le pied en Chine, mais nous livre malgré tout des descriptions des us et coutumes des Chinois de l’époque. Notons au passage que la science-fiction n’est pas totalement mise à l’écart : il invente l’équipement de survie en haute mer avec des scaphandres transformés en voiliers.

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