William Wordsworth (1770 – 1850)

AU COUCOU.

Joyeux nouveau venu ! m’éjouis de t’entendre
Gentil Coucou, tappelerai-je oiseau,
Ou seulement une voix tendre
Qui vient jouter avec l’écho ?

Tandis que suis gîsant sur la pelouse verte
J’entends ta voix qui deux fois fait coucou,
Alerte et toujours plus alerte,
De près, de loin, on ne sait d’où.

Bien qu’avec le vallon ne causant, c’est notoire,
Que du printemps, des fleurs et du soleil,
Tu m’apportes toute une histoire
D’un songe… ou plutôt d’un réveil.

Sois trois fois bien-venu ! favori de la terre !
Vois-tu pour moi tu n’es pas un oiseau,
Mais une voix, mais un mystère
Qui happe mes sens à nouveau ;

Comme en ces jours lointains où j’étais à l’école,
Lorsque ce cri : Coucou ! coucou ! coucou !
Me faisant perdre ma boussole
Pour toi courrais le guilledou.

Pour te trouver souvent j’ai perdu patience..
À travers bois toi tu m’apparaissais
Toujours à l’état d’espérance,
Toujours entrevu — vu jamais !

Et je t’écoute encor sur la pelouse verte
Et je bénis toujours ta voix Coucou !
Tandis que ma mémoire alerte
Avec mon passé fait joujou.

Oh ! bienheureux oiseau ! quand s’entend ton cantique,
Notre « Ici bas » par lui rendu joyeux,
Redevient un palais féerique,
Et nous pouvons rêver des cieux !

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