A quoi ressemble un extra-terrestre ?

A quoi ressemble un extra-terrestre ? Dans la plupart des rencontres du troisième type, les extra-terrestres apparaissent comme des petits êtres malingres, pourvus d’une grosse tête aux traits indistincts. Ils sont en général vêtus d’une combinaison grise sans bouton ni fermeture à glissière. S’appuyant sur ce schéma de base, certains n’hésitent pas à affirmer l’origine commune de tous les ovnis. Conclusion pour le moins hâtive, car il est vrai qu’une grande majorité d’extra-terrestre ressemblent en effet à des fœtus , beaucoup d’autres adoptent des formes totalement différentes.

Le problème de l’apparence réelle des extra-terrestres est donc loin d’être résolu. De nombreuses questions se posent. La Terre est-elle surveillée par des populations intergalactiques d’origines différentes ? Ou doit-on, au contraire, supposer que les pilotes d’ovnis – tous de la même origine – adoptent différents déguisements dans des buts connus d’eux seuls ? Ou encore, faut-il envisager une troisième hypothèse ?

Il serait bon, dans un premier temps, de classer et d’analyser les rencontres du troisième type, c’est-à-dire celle comportant l’apparition d’extra-terrestres. Nous commencerons par l’apparition d’êtres dont l’aspect est presque humain. Ils se déplacent et parlent normalement, et sont, en général, vêtus de combinaisons grises. Leur taille varie entre 1,50 m et 2 m. Nous les désignerons sous le terme d’ « entités humaines ».

Mais la plupart des témoignages décrivent des humanoïdes, c’est-à-dire des créatures qui ressemblent aux humains, avec toutefois de nettes différences anatomiques. Très souvent, ils ont l’apparence d’un fœtus : tête large, peau pâle et traits indistincts. Deux détails reviennent souvent dans les témoignages. Ils ont de grands yeux, qu’aucun mouvement de paupière n’anime, aux pupilles verticales. Ils sont de petites taille, entre 90 cm et 1,70 m. Contrairement aux « entités humaine », ils ne parlent pas, mais communiquent entre eux par télépathie. Toutefois, ils portent, eux aussi, souvent des combinaisons argentées. 

Il existe aussi des « entités animales ». Mammifères, poissons ou reptiles, ces créatures se caractérisent par leur fourrure, leurs écailles, leurs griffes, leur museau ou leur petite oreilles pointues. Il est à signaler cependant que la plupart de ces « entités animales » ressemblent à de grand singes et se tiennent sur leur pattes arrières. Ils communiquent entre eux soit par des cris divers, soit par télépathie. 

Les témoignages mentionnent également des robots, le plus souvent métalliques. Ils sont animés par des mouvements saccadés, ont des yeux étrangement brillants et semblent flotter au-dessus du sol. Leur taille est variable, de 15 cm à 6 m. Bipèdes, ils ressemblent parfois aussi à de grandes machines. Ils portent en général des combinaisons spatiales et des casques en forme de bulle. Ils communiquent entre eux par télépathie, mais aussi par la parole, leur voix étant métallique. 

Une partie des êtres venus d’ailleurs allient des caractéristiques humaines à des caractéristiques animales ou robotiques. Ce sont les « entités exotiques ». Le cocktail varie. Il peut s’agir de bras de robots attachés à des corps humains ou l’inverse. La plupart de ces créatures sont bipèdes, et leur taille varie de 30 cm à 3 m. Selon les cas, ils se déplacent comme des hommes, des animaux ou des robots. Le plus souvent, ils communiquent entre eux télépathiquement. 

Dans la dernière catégorie, la plus étrange, nous trouvons les « apparitions ». Tout comme les fantômes, ces extra-terrestres apparaissent et disparaissent subitement, se métamorphosent, se manifestent plus particulièrement à certains témoins et se montrent capables de transporter miraculeusement les êtres et les choses. Leur tailles moyenne est de 1,50 m à 1,80 m. En général, ils se déplacent en flottant, communiquent par télépathie et portent, eux aussi, une sorte de combinaison spatiale.

Cette classification peut s’appliquer à ‘étude de l’ouvrage de Webb, « 1973, l’année des humanoïdes« . Sur un total de 70 cas de rencontre du troisième type, nous nous trouvons en présence de 16 humanoïdes,  12 robots, 10 humains, 8 animaux, 7 « exotiques » et de 5 apparitions. Les 8 cas restant manquent par trop de précision pour pouvoir être classés.

Cette classifications en six catégories semble donc bien regrouper la plupart des témoignages de rencontre du troisième type. Mais les extra-terrestres ne défient-ils pas toute description humaine ? C’est la question que posent certains savants, notamment l’astronome Sir Fred Hoyle, qui, dans un roman intitulé « The Black Cloud », décrit un vaste nuage doué d’intelligence. Cette « créatures » qui vit dans l’espace interstellaire , se nourrit d’énergie brute et alimente son système nerveux d’onde radio. Quoi qu’il en soit, il est à noter que ces créatures désincarnées de l’espace, si elles existent vraiment, ne se manifestent guère sur Terre ; en effet, les rencontre du troisième type n’y font jamais allusion. 

En revanche, il est à remarquer que des éléments qui caractérisent les extra-terrestres, tel que nous les avons définis ci-dessus, entrent également dans la description des créatures du folklore. Par exemple, la combinaison que portent les extra-terrestres ressemble de très près à l’habit traditionnel des lutins. D’autre part, tout comme les elfes, les occupants des ovnis transportent souvent des instruments. Aux créatures du folklore européen correspond également la classification en six groupes majeurs. Aux « entités humaines », par exemple, correspondent les géants, aux humanoïdes les gnomes et les farfadets, aux animaux les esprits des eaux, aux robots, les bûches et les poupées de bois que laissent les fées à la place des enfants qu’elles enlèvent ; aux entités « exotiques » correspond le fachan, un être étrange qui n’a qu’un œil et dont le seul bras sort de la poitrine ; enfin, dans la catégorie des apparitions, on peut classer les fées.

Cette classification s’applique également à la mythologie chrétienne. Au centre, se situe le Christ « entité humaine. Les humanoïdes sont représentés par les chérubins et les séraphins, créatures sans âge et asexuées. Le serpent tentateur du jardin d’Eden est typiquement une entité animale. Adam, crée par Dieu à partir de la matière inanimée est le père de tout les robots. Par leur laideur et leur distorsion, les démons se situent dans la catégorie « exotique ». Les anges, messagers de Dieu, sont des apparitions. Et ainsi de suite… Cette classification vaut également pour la mythologie grecque, la démonologie, la science-fiction, certaine œuvres de Shakespeare et celle de Lewis Carroll. 

Il apparait ainsi que ce système de classification, loin d’être un simple outil d’analyse, correspond à des archétypes profondément enracinés dans notre subconscient, des archétypes auxquels notre esprits fait appel lorsqu’il doit faire face à certains stimuli inhabituels. 

  C’est en tout cas ce que semble prouver des expériences conduites sous hypnose par le docteur W.C. McDall, John de Herrera et l’auteur de cet article au Anaheim Memorial Hospital, en 1977, en Californie. Après avoir hypnotisé plusieurs sujets, on leur posa des questions sur un enlèvement imaginaire par un ovni. Puis on compara ces réponses à des récits « réels » d’enlèvements. La ressemblance est frappante. Notamment en ce qui concerne les cas de rencontres du troisième type. Voici comment un sujet sous hypnose décrit les extra-terrestres qui le menacent : « Ils ont une forme humanoïde. Ils ont des têtes rondes, plus larges que celles des hommes. Leurs doigts ne ressemblent pas vraiment à des doigts. Ils sont palmés. Je ne vois pas leurs jambes, ni leurs pieds, parce qu’ils sont cachés par ce qui ressemble probablement à un genre de vêtement qui descend jusqu’aux pieds? Leur costume est d’une couleur violette plutôt que bleue. Il semble fait d’une seule pièce. Il ne semble pas y avoir de coutures. Ils mesurent environ 1,20 m. Peut être un peut plus que cela.

Ces expériences semblent donc ranger les rencontres du troisième type dans la catégorie des phénomènes hallucinatoires. Ce que semblent d’ailleurs confirmer d’autres études, notamment l’analyse des témoignages de tous ceux qui ont frôlé la mort et qui sont revenus de ce long « voyage » pour raconter ce qu’ils avaient ressenti. Pourtant, cette hypothèse ne recoupe pas tous les faits. D’une part, les cas de rencontres du troisième type confirmée par plus d’un témoins ne sont pas rares. D’autres parts, s’il s’agit d’hallucinations, comment expliquer que les victimes  soient souvent, après un « enlèvement », par exemple, affectées de trouble physique ou psychiques ? On remarque également que, dans le cas d’une hallucination ou d’un voyages aux frontières de la mort, la victime n’est généralement convaincue de la réalité de ce qu’elle est en train de vivre que tardivement, lorsque les images deviennent particulièrement vivaces. Alors que, sans qu’il puisse se l’expliquer, le témoin d’une rencontre du troisième type sait tout de suite que ce qu’il voit est vrai. Mais la plus grande différence entre les deux phénomènes reste le stimulus originel. Dans le cas d’une hallucination, on parviens assez aisément à le déterminer. Dans le cas d’une rencontre du troisième type, le mystère reste entier. Rien ne permet encore de savoir pourquoi telle personne, à tel moment et en tel lieu rencontre un occupant d’un ovni.

Un stimulus « réel » semble donc bien être à l’origine des rencontres d’extra-terrestres. Mais comme Claude Rifat le fait remarquer : « Les récits d’apparitions d’ovnis ne nous éclairent en rien sur la nature exacte du stimulus qui a provoqué l’apparition. Le sujet ne fait que comparer les rencontres du troisième type avec les expériences faites avec le L.S.D : le sujet mélange le monde réel et son monde inconscient« 

Il semble donc que les témoins rapportent ce que leur sens ont perçu. C’est-à-dire qu’ils ont réellement vu des humanoïdes ou robots. 

Mais si ces créatures appartiennent à l’inconscient collectif, elles existaient peut-être déjà dans l’esprit des témoins avant qu’ils ne les rencontrent. En ce cas, si ce qu’il est convenu d’appeler le phénomène ovni a pu provoquer la perception de créatures étranges, cela prouve l’existence d’un stimulus, mais ne renseigne en rien sur la nature de ce stimulus. 

Extrait de « Inexpliqué » 1981

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