Antoine-Vincent Arnault (1766 – 1834)

A quelqu’un qui me réveillait

Pourquoi me rendre à ma douleur ?
Pourquoi rétablis-tu, barbare,
Entre mon sort et le bonheur
L’immensité qui les sépare ?

En précipitant mon réveil,
Sais-tu bien ce que tu m’enlèves ?
Je retrouverai mon sommeil,
Mais retrouverai-je mes rêves ?

Je revoyais mon doux pays,
Ces beaux lieux que la Seine arrose !
J’embrassais mes heureux amis,
Et j’étais à côté de Rose !

Objets de mes vœux assidus,
Vous qui m’aimez, toi que j’adore,
Vous que j’avais déjà perdus,
Fallait-il donc vous perdre encore !

**********

Après n’avoir rien pris de toute la semaine,
Un pêcheur trouve une huître au fond de son filet :
« Rien qu’une huître ! voyez, dit-il, la bonne aubaine, »
En la jetant sur le galet.
Comme il s’en allait, l’huître bâille,
Et découvre à ses yeux surpris
Une perle du plus grand prix
Que recelait sa double écaille.
Patience, au milieu du discours le plus sot
Ou du plus ennuyeux chapitre,
On peut rencontrer un bon mot,
Comme une perle dans une huître.

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