Tess d’Urberville – Thomas Hardy

Tess Durbefield est une fille campagnarde, au mœurs simples, qui vit dans la province du Wessex, au sud-ouest de l’Angleterre. Son père perd la tête en apprenant qu’il descend d’une famille noble du pays d’Auberville. Tess est alors séduite par Alec d’Uberville, son prétendu « cousin » – en fait un hobereau donjuanesque et arriviste – et a un fils de lui. Mais celui-ci meurt en bas âge et Alec abandonne la jeune femme.

Commence pour Tess un long chemin de croix. Elle travaille durement dans une ferme laitière, jusqu’au jour où elle est remarquée par un jeune homme idéaliste, Angel Clare, qui lui demande sa main. Tess accepte. Le soir de leur noces, toutefois, elle avoue à Angel sa faute passée. Celui-ci, qui aimait surtout en elle son innocence, la quitte aussitôt.

Après un temps de difficultés, pendant lequel elle tente en vain de faire revenir son mari, Tess retrouve Alec d’Urberville et accepte d’être entretenue par lui. Cependant, Angel revient de l’étranger prêt à pardonner Tess. Haïssant Alec de ce qu’il rend impossible la réconciliation avec Angel, Tess le tue. Après une tentative pathétique de fuite, elle est capturée par la police et condamnée à mort.

Tess d’Urberville, comme la plupart des romans de Thomas Hardy, est empreint d’une vision tragique et sombre de l’existence. L’héroïne est en proie à une fatalité à laquelle elle ne peut échapper, malgré sa fuite en avant désespérée. La nature du Wessex, comté imaginaire, que Hardy excelle à dépeindre dans ses tonalités orageuses, semble reproduire l’indifférence, voire l’hostilité de l’univers dans lequel sont ballotés les personnages. Il n’y a pas de regard moralisateur dans Tess d’Urberville, seulement un constat pessimiste des êtres, impuissants à éviter leur propre malheur malgré leurs tentatives pour s’y soustraire.

Le bien et le mal son indissociablement mêlés dans le cœur des hommes. A la cruauté des circonstances s’ajoute la présence oppressive de la société victorienne provinciale, dont les conventions et les valeurs dévoyées sont particulièrement injuste envers les femmes : Tess paie ainsi non seulement pour ses propre faute, mais aussi, et surtout, pour celle d’Alec et d’Angel.

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