Contes – Hans Christian Andersen

Très tôt, Hans Christian Andersen avait voulu faire une carrière littéraire. Pourtant, à ses débuts, il ne considérait pas les contes populaires comme un genre littéraire à part entière. Ecrivain précoce, à dix-sept ans, il présentait déjà des pièces au théâtre de Copenhague – il commença par écrire des récits de voyages, des poèmes, des pièces de théâtre et, surtout, deux romans qui le firent connaitre : L’Improvisateur et Rien qu’un violoneux. Ces œuvres trahissaient déjà sa spontanéité, sa fraicheur, son goût du merveilleux et son sens du récit. Ces qualités, Andersen les tenaient sans doute de son père, cordonnier et fabricant de jouets, qui lui lisait Les Mille et Une Nuits, la Bible, les comédies de leur compatriote Holberg, etc. De plus, il eut assez souvent l’occasion d’entendre raconter des contes populaires dans la campagne danoise. Il aimait les enfants, il aimait raconter, il aimait la nature, il savait charmer son auditoire : il avait tout pour devenir un créateur de contes.

Au début, les textes d’Andersen furent surtout des contes populaires, des légendes ou des sagas ; ensuite, l’auteur y ajouta des idées et des thèmes personnels, puis, tout naturellement, il se mit à les inventer de toutes pièces. Généralement, le point de départ du conte était une émotion vive, un sentiment, une sensation, qui fait resurgir du passé des souvenirs d’enfance, la vie sentimentale et amoureuse, les milieux qu’il avait fréquentés, etc. Ecrits dans un style simple et clair, qui touche directement le lecteur par le biais de l’intuition, les Contes d’Andersen ont comme thèmes fréquents le pauvre garçon qui semble destiné à la misère mais à qui tout réussit, celui qui ne trouve pas sa place dans la vie (Le Vilain petit canard) ; comme dans les fables, il donne la parole aux fleurs, aux plantes, aux animaux et aux objets, qu’il met en scène avec mélancolie, amour du merveilleux et sens de l’humour. Et si Andersen a su également charmer les enfants, alors qu’il n’écrivait pas spécialement pour eux, c’est qu’il avait su garder une âme d’enfant.

Andersen n’est pas folkloriste, et n’a jamais été tenu pour tel. Il n’était pas non plus un bon fabricant de livres à l’usage des enfants, habile à trouver une forme qui leur convînt. Il n’écrivait pas spécialement pour eux. C’était avant tout pour lui-même qu’il écrivait. Et malgré une couleur assez mélancolique répandue dans beaucoup de ses contes, ses histoires plaisaient aux enfants sans qu’il eût effort à faire pour cela.

Aucun écrivain danois n’a atteint une célébrité comparable à la sienne. Il a trouvé un public qui n’est pas soumis à la mode, qui est resté fidèle et spontané et ne se soucie ni du temps ni de l’âge… Pas plus que les Fables de La Fontaine, ses contes ne sont, au fond, entièrement destinée aux enfants. Il y a chez lui deux plans, celui de la compréhension immédiate, pittoresque et dramatique du récit et celui de l’enchantement plus subtile de sa poésie, de sa sensibilité et de sa bonté.

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