Souffrance (Les) du jeune Werther – Goethe

L’œuvre débute le 4 mai 1771 par la première lettre que Werther envoie à son ami Wilhem. Cette correspondance constitue en elle-même les deux premiers livres de ce roman qui en comporte trois. Dans le dernier, intitulé « L’éditeur au lecteur », le récit s’achève par le témoignage d’un narrateur (« l’éditeur »). A la voix subjective du héros se substitue donc l’objectivité d’un regard extérieur.
Werther, parti de sa province natale où se trouve son ami Wilhem, rencontre dans un bal une jeune femme, Lotte. Immédiatement, l’un et l’autre prenne conscience de la similitude de leur âme. L’amour naît comme la promesse d’une infinie félicité, mais Lotte est promise à un autre, Albert, qui pour l’heure est en voyage. A son retour, il s’avère être « l’homme le meilleur qui soit sous le ciel » ; Werther décide alors de ne plus revoir Lotte.

Pour tenter de l’oublier, il se met au service d’un ambassadeur ; une autre femme, quelques instants, capte son cœur, mais les mœurs de cette société mondaine auront vite fait de le mettre hors de lui. Werther démissionne et rejoint la femme de ses désir à Wahlheim. Là, sa passion grandissante se heurte aux circonstances : Albert et Lotte se sont mariés ; il restera pourtant auprès d’eux, s’exaspérant lui-même, détruisant « l’harmonie » de son esprit aux côtés de la femme qu’il adore. Puis certain de ne pouvoir la posséder mais assuré d’être aimé d’elle, il se suicidera.

Au fil de sa correspondance avec Wilhem, Werther nous apparaît comme le porte-parole d’un nouvel état d’esprit que l’on nommera, cinquante ans plus tard, le romantisme. Lui-même artiste, notre héros aspire à un retour à la nature comme source d’inspiration, mais face à la grandeur de celle-ci l’homme prend conscience de ses limites et en conçoit une angoisse radicale dont seuls l’amour, l’art et la mort peuvent le sauver.

Mais, aujourd’hui encore, l’âme de Werther n’est pas morte ; à la lumière de l’expérience du jeune héros, notre propre comportement amoureux peut être compris : « La jalousie de Werther vient par les images, non par la pensée. C’est qu’il s’agit d’une disposition tragique, et non psychologique. Werther ne hait pas Albert ; simplement, Albert occupe une place désirée ; c’est un adversaire non un ennemi, il n’est pas « odieux ». Dans ses lettres à Wilhem, Werther se montre peu jaloux.

Mme de Staël : « Werther a fait époque dans ma vie, c’est « le livre par excellence » .

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