Dune (Le Cycle de) – Frank Herbert

Le premier volume de ce cycle parait en 1965. L’auteur y décrit un macrocosme, un empire interstellaire, à partir d’un microcosme, la planète Dune, désertique, qui produit seule l’ « épice » qui donne longévité et prescience et qui est le bien le plus convoité de tout l’univers.

La société impériale a rejeté, des milliers d’années plus tôt, le culte des machines et en particulier des machine pensantes. Elle n’a guère conservé que les armes atomiques qui assurent l’équilibre entre les grandes familles féodales. Elle a en revanche développé de véritables technologies de l’humain qui font des mentats des ordinateurs humains ; technologie de la reproduction qui conduisent l’ordre féminin du Bene Gesserit à poursuivre un projet eugénique visant à créer le « Kwisatz Haderach », doté de pouvoir surhumains ; ou encore de l’idéologie ou de la manipulation psychologique qu’utilisent à peu près tous les héros de Dune.

Le duc Leto, qui a reçu Dune en fief, est assassiné par le baron Harkonnen, tyran sans scrupules. Son fils Paul décide de le venger en proposant aux farouches Fremen l’eau de leur rêves.Il devient Muad’Dib, leur prophète, à travers des épreuves qui le révèle comme un kwisatz Haderach prématuré, ayant échappé au contrôle du Bene Gesserit. A la tête des Fremen, il bat Harkonnen et l’empereur lui-même, et lance ses légions sur la galaxie.

Mais, devenu Le Messie de Dune (1969), il se trouve accablé par la prescience totale qui l’enferme dans l’ennui et menace d’emprisonner l’humanité dans un destin préécrit. Il choisit de disparaître dans le désert, laissant son héritage à Leto II et à Ghanima, Les Enfants de Dune (1976). Ceux-ci doivent faire face aux transformations subies par Dune où l’eau abonde désormais et où le désert recule, menaçant les vers que Leto II pare au danger, devient lui-même versiforme et, fort d’une longévité de plusieurs millénaires, engage sous sa tyrannie bénévolente sur le sentier d’or et sa paix. L’Empereur de Dune (1981) saura préparer sa propre disparition pour rendre l’humanité sa liberté et assurer sa dispersion dans tout l’univers afin qu’elle soit désormais indestructible. Mille cinq cents ans plus tard reviennent des lointains le Honorée Matriarche, groupe dissident du Bene Gesserit, qui use de techniques érotiques pour dominer les mâles. Cette crise précipite le déclin du pouvoir théocratique détenu par Les Hérétiques de Dune (1984). Dune est détruite. Dans La Maison des mères (1985) enfin, l’ordre menacé du Bene Gesserit demeure seul à défendre des valeurs humaines face à la violence des Matriarches.

On ne résume pas une œuvre de cette ampleur dont la fascination repose sur des « effets de moirés », d’entrecroisement entre des desseins. Au-delà des personnages individuels, les véritables sujets de Dune sont collectifs, acteurs d’une histoire qui se dérobe bien que son contrôle ou sa prescience soient leur enjeu, Dune est une méditation sur l’écologie, l’histoire, le pouvoir, l’adaptation et l’évolution, et sur tout ce qui peut étendre l’humanité.

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