Education (L’) sentimentale – Gustave Flaubert

Frédéric Moreau, qui vient faire son droit à Paris en 1840, et tombe follement amoureux d’une femme rencontrée sur le bateau qui le transporte, Marie Arnoux. A Paris, il réussit à faire partie des familiers de son mari, éditeur d’art. Le jeune homme, plein de talent mais velléitaire, doit retourner vivre chez sa mère à Nogent, ruiné. A son retour à Paris, il fait la connaissance d’une femme légère, Rosanette, lui fait des avances, tout en songeant à épouser la jeune Louise Roque, sa voisine de Nogent. Il continue cependant à voir Mme Arnoux qu’il aime désespérément et qui semble enfin près de lui céder.

Mais le soir au rendez-vous tant attendu, il l’attend des heures, en vain, au coin d’une rue où il voit le tout début de la Révolution de 1848. Ivre de rage et de tristesse, il va se jeter dans les bras de Rosanette. Après avoir assisté au sac des Tuilleries et aux réunions de clubs révolutionnaire, il vit avec Rosanette dont il a un enfant, et devient en même temps l’amant de Mme Dambreuse, femme de la haute société, qui, bientôt veuve, lui propose de l’épouser. Mais il se sépare des deux femmes, tout plein de son douloureux amour pour Mme Arnoux, et se retire à Nogent. Seize ans passent, Frédéric la revoie une dernière fois, alors qu’elle semble prête à se donner ; mais il est trop tard.

Pour ce roman qui évoque sa jeunesse et les espoirs déçus de 1848, Flaubert a rassemblé une immense documentation, par souci de ne pas trahir la réalité. Torturé de surcroît par la difficulté d’écrire, il travaillait très longuement son style ; voulant « faire sentir presque matériellement les choses », il a inventé une écriture qui insiste sur le détail, à la fois neutre, impersonnelle et déconcertante par sa netteté. Sa monotonie et sa fluidité même permettent de rendre avec précision le sentiment de la durée, l’écoulement uniforme des jours, et, en fin de compte, la vie telle qu’elle passe.

« Je veux faire l’histoire morale des hommes de ma génération : « sentimentale » serait plus vrai. C’est un livre d’amour, de passion telle qu’elle peut exister maintenant, c’est-à-dire inactive. Le sujet tel que je l’ai conçu, est, je crois, profondément vrai, mais, à cause de cela même peu amusant probablement »

Selon Proust, Flaubert, dans cette œuvre, réussit à se fondre tout entier dans les objets qu’il décrit, ce qui est le signe même du talent.

Selon Théodore de Banville, Flaubert, avec L’Education sentimentale, parvient à « montrer par avance ce qui n’existera que dans bien longtemps, je veux dire le roman non romancé, triste, indécis, mystérieux comme la vie elle-même et se contentant comme elle de dénouements d’autant plus terribles qu’ils ne sont pas matériellement dramatique »

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