Casse-Noisette et le roi des souris – E.T.A. Hoffman

Dans la maison du brave médecin de province Stahlbaum, on fête l’arbre de Noël. Les enfants se réjouissent à la vue du merveilleux cadeaux, spécialement de celui que leur a fait leur parrain Drozelmeier, un curieux petit homme miraculeusement doué pour la mécanique, mais de qui les enfants ont peur, car il est mystérieux et bourru. Il leur a construit un château dans lequel les habitants dansent et se promènent au son de la musique. Mais le jouet mécanique ennuie bientôt les enfants qui lui préfèrent, Fritz, ses soldat, et, Marie, ses poupées. Mais Marie est aussi irrésistiblement attirée par un casse-noisette ; celui-ci a la forme d’un petit homme habillé en hussard, aux jambes chétives et au regard d’une douceur mélancolique qui conquiert le cœur de la petite fille. Quand la fête est finie, tous vont au lit : seule Marie s’attarde encore dans la chambre des jouets.

Sur le coup de minuit, les jouets viennent à la vie, et, conduits par Casse-Noisette, livrent bataille à une légion de rats conduits par leur roi. Marie, tout d’abord épouvantée, intervient bientôt en faveur de son préféré qui est gravement menacé. Mais, au cours de cette lutte violente, elle brise la vitrine de jouets, et se blesse gravement. Pendant sa convalescence, le vieux Drozelmeier lui raconte un récit fantastique. La petite princesse Pirlipat a été ensorcelée par le roi des Rats, qui l’a rendue laide et infirme, pour se venger de sa mère, la reine, qui lui a refusé son habituelle portion de lard. Seul un jeune homme capable de briser avec les dents la très dure noix « Kratakuk » peut la sauver. Après beaucoup de recherches dans tous les continents, on découvre le jeune homme à Nuremberg. La princesse guérit, mais, malgré sa promesse, refuse d’épouser son sauveteur, qui, frappé par le même maléfice, devient un pauvre rachitique avec deux petites jambes chétives. Les combats nocturnes reprennent avec la guérison de Marie : la bonne petite fille, pour apaiser la faim du roi des Rats et sauver Casse-Noisette, lui sacrifie ses meilleures friandises, ses livres illustrés et jusqu’à ses plus belles robes. Finalement elle comprend que celui qui sauva la princesse Pirlipat est justement le neveu de son parrain Drozelmeier, transformé depuis en Casse-Noisette. Mais elle affirme énergiquement que Pirlipat a mal agi en refusant d’épouser son libérateur, le prodige s’accomplit, et Casse-Noisette devient un beau garçonnet, qui sera l’époux de Marie.

Ainsi cette fable, qui commence dans la couleur locale réaliste d’un milieu bourgeois, se termine dans le monde de l’imaginaire. Même le style de l’auteur reflète cette fusion de la réalité et du rêve. Lothaire (un des « frères Sérapions » qui raconte la fable) déclare que, pour créer de telles œuvres, il faut posséder une âme limpide et sereine puisque, tout en s’élançant hardiment dans l’azur, la fable doit aussi contenir i-un solide petit noyau de bon sens et d’humanité.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Un site Web propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :