Poésie arabe

'Amrû ibn Qin'âs al-Mûrâdî J'ai attiré vers moi les branche d'un arbreDesséché et je les ai cueillies.L'eau que j'ai bue ne fut puisée à nulle sourceEt ne vint d'aucun ciel.Cette viande que nul n'a goûtée,J'étais seul à la manger et à la savourer....J'ai allumé un feu sans étincelles,Remuant son enfer, je m'y suis réchauffé,Quand mon... Lire la Suite →

Antoine-Vincent Arnault (1766 – 1834)

A quelqu'un qui me réveillait Pourquoi me rendre à ma douleur ?Pourquoi rétablis-tu, barbare,Entre mon sort et le bonheurL'immensité qui les sépare ? En précipitant mon réveil,Sais-tu bien ce que tu m'enlèves ?Je retrouverai mon sommeil,Mais retrouverai-je mes rêves ? Je revoyais mon doux pays,Ces beaux lieux que la Seine arrose !J'embrassais mes heureux amis,Et... Lire la Suite →

Richard Barnfield (1574 – 1620)

Si musique et douce poésie s’accordent… Si musique et douce poésie s’accordent comme le doivent deux sœurs, alors nous devons bien nous aimer, toi et moi, car tu aimes l’une et j’aime l’autre. Ton goût est pour Dowland, dont la touche céleste sur le luth ravit les sens humains ; le mien est pour Spenser,... Lire la Suite →

Pierre de BRACH (1547 – 1605)

Amour, adieu Amour, adieu, je prends congé de toiAmour, adieu, je m'en vais, je te laisse,Je ne veux plus aimer cette maîtresseQui m'a tenu si longtemps en émoi. Je ne veux plus la voir rire de moi,S'éjouissant de me voir en tristesse.Ni son bel oeil, qui m'oeillade sans cesse,Ni de sa bouche une parjure foi,... Lire la Suite →

Bonaventure Des Périers (1510 – 1544)

Loisir et libertéC'est bien son seul désir ;Ce serait un plaisirPour traiter vérité.L'esprit inquiétéNe se fait que moisir ;Loisir et liberté,S'ils viennent cet été,Liberté et loisir,Ils la pourront saisirA perpétuité,Loisir et liberté.

Tristan l’Hermite (1601 – 1655)

Épitaphe d’un petit chien Cy gît un chien qui par NatureSavait discerner sagementDurant la Nuit la plus obscureLe Voleur d'avecque l'Amant.Sa discrète fidélitéFit qu'avec beaucoup de tendresseA sa mort il fut regrettéPar son Maistre, & par sa Maîtresse

Robert Gélis (1938 – 2015)

Portrait de l’autre L’Autre : Celui d’en face, ou d’à côté, Qui parle une autre langue Qui a une autre couleur, Et même une autre odeur Si on cherche bien… L’Autre : Celui qui ne porte pas l’uniforme Des bien-élevés, Ni les idées Des bien-pensants, Qui n’a pas peur d’avouer Qu’il a peur… L’Autre : Celui à qui... Lire la Suite →

Saadi (1210 ? – 1291 ?)

Les hommes sont les membres d'un même corps.Ils furent créés à partir de la même essence. Si le destin venait à faire souffrir l'un d'eux.Les autres membres ne connaitraient pas le repos. Toi que le malheur des autres laisse indifférent.Tu ne mérites pas d'être appelé Homme. ***** Je l'ai lu dans un livre odorant, tendre... Lire la Suite →

Offrande (L’) lyrique – Rabindranath Tagore

Les 103 poèmes de L'Offrande lyrique, quoique très divers de ton, doivent être considérés comme l'expression multiple de la joie, d'un chant au monde et à Dieu. Le poète s'adresse, sous différents noms, à une même divinité qui, conformément à la religion et à la philosophie brahmanique, est indissociablement liée au monde, comme l'indique ce... Lire la Suite →

Jean Aicard (1848 – 1921)

Chanson de Beppo Je n'ai pas connu ma mère,Et nul ne m'en a rien dit ;Je n'ai pas connu mon père,Et j'erre comme un maudit. Je n'ai ni toit ni famille,Je suis Beppo le bâtard,Jamais une jeune filleNe m'a donné son regard ! Pourtant je sens en mon âmeToutes les saintes ferveurs,Et les baisers d'une... Lire la Suite →

Théodore Agrippa d’Aubigné (1552 – 1630)

Sonnet XXNous ferons, ma Diane, un jardin fructueux :J'en serai laboureur, vous dame et gardienne.Vous donnerez le champ, je fournirai de peine,Afin que son honneur soit commun à nous deux.Les fleurs dont ce parterre éjouira nos yeuxSeront vers florissants, leurs sujets sont la graine,Mes yeux l'arroseront et seront sa fontaineIl aura pour zéphyrs mes soupirs... Lire la Suite →

Divine (La) Comédie – Dante Alighieri

La semaine sainte de l'an 1300, Dante a trente-cinq ans, "le milieu de la vie". Egaré, après la mort de Béatrice dans une "sombre forêt" (le péché), il obtint, par intercession de celle qu'il aime, la grâce de voyager dans l'au-delà, tel que pouvait l'imaginer un chrétien du Moyen Age. La Divine Comédie relate le... Lire la Suite →

Marie Noel

Danse Entrez tous dans la danse,Jours tendres, jeunes mois,Enlacez en cadenceVos souffles à ma voix. Mars, entre ! Je t’attrape,Espiègle ! Vert cabriQui de l’hiver t’échappes,Trop las d’être à l’abri. Entrez, Avril la folleQui rit entre ses pleurs,Mai dont le coeur s’envoleDans le pollen des fleurs ; Entrez ! Sur le pelouse,Dansez, mois gais, mois... Lire la Suite →

Marcel Pagnol (1895 – 1974)

La Cigale Le soleil fendille la terre,Aucun bruit ne trouble les champs ;On n'entend plus les joyeux chantsDes oiseaux qui chantaient naguère.Tous par la chaleur assoupisSous les buissons se sont tapis.Seule une cigale est sur l'aire.Son ventre sonore se meut ;Sur une gerbe elle est posée ;Seule elle n'est point épuiséePar l'astre à l'haleine de... Lire la Suite →

Jean Rameau (1852 – 1931)

Chanson de printemps Moi, j’ai dit aux pommiers : « Ô Pommiers blancs et roses,Dites-moi donc pourquoi vous êtes si fleuris ?Oh ! pourquoi maintenant, vous, jadis si moroses,Avez-vous tant de fleurs au bout de vos bras gris ?Et les pommiers m’ont dit, en me montrant leurs branches :— Ah ! c’est que, vois-tu bien, nous sommes très-jaloux ;Nous avons vu ta Belle... Lire la Suite →

Ce site vous est proposé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer